L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le match Bénin-Mali du dimanche prochain se présente sous de mauvais auspices pour les Ecureuils au regard de l’absence de Stéphane Sessegnon et de Khaled Adénon tous deux suspendus. Mais encore, Michel Dussuyer s’est mis en difficulté, et toute la sélection avec, en se privant d’Anicet Adjamonsi et dans une certaine mesure d’Abou Maïga. Après plusieurs expériences, les Ecureuils vont encore innover avec l’art de jouer sans un seul gaucher.
Par : Sosthène SEFLIMI
Anicet Adjamonsi, capitaine des Ecureuils lors du match amical Gabon-Bénin ne sera pas sur le terrain contre le Mali, le dimanche 06 septembre prochain au stade de l’Amitié de Kouhounou. Il n’est ni suspendu, ni blessé. Seul Michel Dussuyer détient la clé de sa non sélection. La seule raison apparente reste que le dossard N°15 des Ecureuils est actuellement sans club. Mais paradoxalement, cette raison n’est pas valable puisque Michel Dussuyer a expliqué au cours de sa conférence de presse du mercredi 26 août, qu’il n’y a pas de règle établie. C’est à dire que selon le bon vouloir du sélectionneur national, tout joueur béninois reste sélectionnable même s’il reste sans club. D’ailleurs, ce pouvoir discrétionnaire, Michel Dussuyer en a déjà usé en alignant par deux fois Razack Omotoyosi contre le Ghana et contre le Soudan et il a récidivé en appelant cette fois-ci Patrice Djokoué dont la dernière adresse professionnelle reste celle des Requins de l’Atlantique. Ce dernier serait allé en France faire des tests. Mais à ce jour, aucune nouvelle relative à son enrôlement dans un club français n’a été vulgarisée. Alors, si le sélectionneur se sent libre de convoquer tout joueur de son choix, pourquoi se priver d’Anicet Adjamonsi ? Dans l’absolu, l’ancien pensionnaire du centre des Girondins de Bordeaux n’est pas le meilleur choix qui soit pour les Ecureuils. Mais qu’à cela ne tienne, il est le seul gaucher connu à ce niveau, le plus ancien à son poste et l’un des cadres de la sélection. Aussi, en l’absence de grandes stars évoluant dans de grands clubs, la défense des Ecureuils s’est-elle construite autour d’une certaine complicité entre le trio de base fait de Chrysostome, Adénon et Adjamonsi. La suspension du deuxième cité est déjà un facteur déstabilisant pour que le coach se permette d’amputer la défense de son latéral gauche. C’est vrai que nul n’a un titre foncier en sélection nationale mais au regard de l’absence d’une politique de détection et d’un championnat local régulier et sérieux, la sélection nationale béninoise à dû s’ériger en se basant sur un certain nombre de principes qui fondent son existence. Nul n’a le droit de prendre des branchages et d’exhiber des pancartes pour exiger le retour en sélection nationale d’Anicet Adjamonsi mais Michel Dussuyer, en décidant de composer avec une défense expérimentale à plusieurs égards doit pouvoir assumer la responsabilité de toutes les déconvenues qui en résulteraient. En faisant un bon résultat contre les Aigles du Mali, les Ecureuils se seraient rassurés quant à leur participation à la Can Angolaise. Pourvu que les fantaisies du sélectionneur national ne mettent pas le Bénin en situation difficile.