L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
C’est plutôt une sélection béninoise amoindrie qui affrontera les Aigles du Mali à Cotonou, le 06 septembre. Avec une défense et une ligne offensive expérimentale, Michel Dussuyer et les Ecureuils sont partagés entre un 4-4-2 classique et un 4-5-1 expérimenté avec succès à Dieppe contre le Gabon en match amical.
Par : Sosthène SEFLIMI
La dernière sortie des Ecureuils date du 11 août 2008. Ils affrontaient alors à Dieppe, près de Rouen en France, Les Panthères du Gabon. Tous les joueurs appelés n’avaient pu rejoindre la sélection pour diverses raisons dont la principale a rapport au non envoi dans les bons délais des invitations. Tout le comité exécutif de la FBF étant en campagne électorale, il y a eu quelques défaillance dans le système administratif de fait qui fonctionne pour les Ecureuils. Obligé de composer avec les internationaux présents, Michel Dussuyer a dû mettre en place une sélection de crise qui, à défaut de produire du beau football, a réussi à faire voir les Ecureuils sous un autre jour : Une sélection capable de ‘’noyer’‘ l’adversaire au milieu de terrain. Avec son artillerie de fortune, le sélectionneur français s’est vu contraint de mettre en place un 4-5-1 qui n’a pas failli. Séidah Tchomogo-Jocelyn Ahouéya et Patrick Djokoué étaient à la récupération quand Pascal Angan et Romuald Bocco se partageaient respectivement les couloirs droit et gauche. Seul Abou Maïga était en pointe. Ce dispositif tactique qui semble quelque peu défensif est une arme fatale pour faire douter l’adversaire mais malheureusement, son usage à domicile ressemble bien souvent à une capitulation car il fait du match, un combat stérile au milieu de terrain. Et pourtant, au regard de la qualité de l’effectif des Ecureuils convoqués pour préparer la rencontre du 06 août 2009, il serait suicidaire pour l’équipe béninoise d’évoluer en 4-4-2 classique avec un milieu récupérateur plat fait du duo Ahouéya-Tchomogo. Les qualités défensives de Mouri Ogoubiyi et de Pascal Angan qui sont pressentis pour évoluer dans les couloirs sont très limitées et ce faisant, la défense risque de prendre de l’eau de partout. Pour éviter le naufrage collectif, les Ecureuils et Michel Dussuyer devraient pouvoir mettre de côté leurs égos et comprendre que le match retour contre le Mali a beau se jouer à domicile, ils ne sont pas favoris. Jouer avec un milieu de terrain à cinq, ne se présente plus donc comme une option, mais un impératif dont la finalité est d’empêcher les Aigles du Mali de leur en mettre plein la vue et plein les buts. On ne change pas un dispositif qui a fait ses preuves. Et, au football désormais, il vaut mieux subir un match et la gagner que de la dominer pour la perdre finalement. Un match nul serait déjà un résultat bon à prendre pour les Ecureuils qui ne sont pas dans la course à l’Afrique du Sud 2010 comme les Maliens. Les Ecureuils et tout leur environnement doivent savoir garder les yeux rivés sur leur objectif pour ne pas maquer la cible : Angola 2010.