L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
L’Inspection générale d’Etat (IGE) est descendue à la Bourse du travail pour contrôler la gestion des Centrales syndicales par rapport aux subventions à eux octroyées par l’Etat béninois depuis 2004. Seulement, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) de Gaston Azoua s’est refusée de se plier au contrôle en évoquant des traités du Bureau international du travail.
Par : Arsène AMETOYONA
Le souci de transparence en matière de gestion des subventions allouées par l’Etat béninois a poussé le Chef de l’Etat, Boni Yayi, à instruire l’Inspection générale d’Etat pour un contrôle de gestion au niveau des Centrales syndicales. Contre toute attente, la CSTB de Gaston Azoua a refusé de se soumettre au contrôle de gestion, alors que les autres centrales syndicales, bien que remontées contre le gouvernement ont fini par l’accepter en exigeant tout de même la transparence dans le contrôle. Mais pour Gaston Azoua, le refus est catégorique alors que nul n’est au dessus de la loi. Depuis la mise en place de l’IGE par le régime du président Boni YAYI , la structure présidée par Jacques Alidou KOUSSE à été déjà dépêchée pour connaître de la gestion de plusieurs institutions de l’Etat dont la Présidence de la République, sans que cela suscite autant de remous. On n’est en droit de s’interroger sur le comportement du sécrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs (CSTB) qui contre, vents et marées refuse de se plier au contrôle de gestion. Par ailleurs, Gaston Azoua a avancé que certains traités ratifiés par le gouvernement interdisent l’immixtion de l’Etat dans les structures syndicales. Et pourtant, les textes nationaux exigent que les fonds publics fassent l’objet de contrôle. A partir de ce moment, il est incompréhensible que la CSTB oppose une fin de non recevoir à la décision du Président de la République, à moins qu’elle ait des choses à se reprocher. C’est donc un combat perdu d’avance que se livre la CSTB puisque nul n’est au dessus de la loi. Au contraire son refus d’obtempérer peut être interprèté comme un acte illégal visant à entraver les actions de l’IGE. Cette attitude de Gaston Azoua transgresse les règles du syndicalisme et l’on se demande s’il n’est pas en train de prendre sa seconde casquette, celle de membre du Parti communiste du Bénin. N’a-t-il pas dit lui-même au Président de la République Boni Yayi qu’il a une double casquette, c’est-à-dire qu’il est syndicaliste et homme politique. A partir de ce moment, l’on est enclin à dire que le Sécrétaire général de la CSTB, Gaston Azoua file du mauvais coton, et au même moment engage sa Centrale sur le chemin de l’illégalité.