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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Descente ordinaire de l’IGE à la bourse du travail : Débandade généralisée dans le rang des centrales syndicales (La preuve évidente d’un clair obscur)

Plus que la trouille, des responsables des travailleurs sont hantés par l’évidence de se voir coincer, dans la gestion hasardeuse qu’ils font de l’aide de l’Etat aux centrales syndicales.

Et il aura fallu que l’exécutif ait pris sur lui l’heureuse et salutaire décision de dépêcher l’Inspection générale de l’Etat à la bourse du travail, pour connaître de l’utilisation qui est faite des centaines de millions alloués annuellement aux organisations des travailleurs, pour susciter de la part de leurs responsables une campagne d’intoxication qui ressemble fort à une fuite en avant.

C’est à l’évidence pour justifier d’éventuelles mauvaises gestions que les secrétaires généraux des centrales syndicales s’offrent en spectacle sur les chaînes de télévisions, en s’essayant en vain de se faire passer pour des sorcières que le gouvernement serait en train de chasser.

Comme pour se dédouaner, dans une logique complètement maladroite, les sieurs Gaston Azoua et Dieu donné Lokossou ont fait recours à l’ancien Président de la République Mathieu Kérékou, pour le féliciter et lui décerner la palme d’or pour avoir initié l’aide de l’Etat aux centrales syndicales.

Des éloges qui participent beaucoup plus de la reconnaissance à un Chef d’Etat qui n’a jamais daigné vérifier l’utilisation qui est faite des ressources du contribuable béninois par les responsables des centrales syndicales, beaucoup plus qu’elles ne tentent à mettre en cause la démarche républicaine et responsable du Gouvernement du Changement qui exige qu’un compte rendu fidèle et détaillé soit fait de l’utilisation des ressources financières publiques.

Le docteur Boni Yayi aurait-t-il fauté en élargissant les activités de contrôle de l’inspection Générale de l’Etat aux centrales syndicales ? A la réalité non. Puisque, l’utilisation des fonds publics est régentée et de façon rigoureuse par des règles et procédures auxquelles des centrales syndicales fussent-elles autonomes et indépendantes ne sauraient se soustraire.

 Et c’est sans présager de l’aboutissement des investigations de l’IGE à la bourse du travail que l’on arrive à l’évidente conclusion, au regard des jérémiades et des subterfuges auxquels s’adonnent certains responsables syndicaux, que ces derniers ont forcément des choses à se reprocher.

Si non, comment comprendre la débandade caractérielle des mouvements suspects et des interventions intempestives des responsables syndicaux ces dernières heures ? Si tant est que ces derniers n’ont rien à se reprocher, pourquoi se mettent-ils dans la peau de victimes, avant même que la preuve pouvant amener tout esprit averti à les soupçonner ne soit établie ?

L’un dans l’autre, loin de tout processus visant à un règlement de compte, la descente de l’IGE à la bourse du travail est salutaire et pour le contribuable et pour l’exécutif et pour les responsables syndicaux.

 En ceci que les résultats des investigations, quelques soient leurs natures, participeront à dissiper au sein de l’opinion publique toutes appréhensions sur l’utilisation des ressources publiques, contribueront à renforcer l’exécutif dans sa démarche d’appuyer les centrales syndicales et permettront aux responsables des centrales syndicales de légitimer leurs luttes contre la mauvaise gestion et pour la bonne gouvernance. Derechef, la descente de l’IGE à la bourse du travail, plus qu’utile, est déterminante et profitable pour tout le monde.

M.F.G.

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