L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Créée il y a trois ans par le Chef de l’Etat, Boni Yayi, l’Inspection générale d’Etat (IGE) dirigée par l’expert comptable Alidou Koussé, abat un travail de qualité dans la lutte contre la mal gouvernance et la corruption. Vu les nombreux dossiers déjà traités par cette structure, on peut affirmer, sans risque de se tromper, que la moralisation de la vie publique est en marche et c’est à mettre à l’actif du Président Boni Yayi.
Par : Edgar GNIMAVO
L’Inspection générale d’Etat(IGE) chargée de vérifier la bonne gestion des fonds publics est de plus en plus sollicitée. Rattachée à la Présidence de la République, l’IGE rend compte directement au Chef de l’Etat qui introduit les rapports en Conseil des ministres pour étude. C’est ainsi qu’après le dossier Cen-Sad qui a connu son épilogue cette semaine, l’IGE est actuellement avec les centrales syndicales à la Bourse du travail et on l’annonce bientôt à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication(HAAC). Bien avant, Alidou Koussé et son équipe sont passés à la Présidence de la République, au Padme, dans certaines mairies dont notamment la mairie de Cotonou et dans certaines sociétés d’Etat. A chaque fois, l’IGE a toujours suivi son rapport de recommandations. Ce qui est une bonne chose, car le passage de cette structure permet de savoir si les fonds publics sont bien gérés. Mais, pour les résultats déjà rendus publics par le biais du Conseil des ministres, on se rend compte que les fonds publics sont tous sauf bien gérés. Toutes les fois que l’IGE passe dans une structure et qu’elle situe les responsabilités, le Chef de l’Etat, Boni Yayi n’hésite pas à appliquer les décisions qui découlent du rapport de l’IGE, montrant sa détermination à aller jusqu’au bout dans sa lutte contre la corruption. Avant la naissance de l’IGE, il existait déjà d’autres structures de contrôle de la bonne gestion des fonds publics à savoir l’Inspection générale des Finances(IGF) rattachée au ministère de l’Economie et des finances. Par ailleurs, chaque ministère sectoriel renferme en son sein sa propre structure de contrôle que sont les Inspections générales du ministère(IGM). Mais à quoi avons-nous assisté par le passé ? Rien, sinon que les résultats de leurs enquêtes sont rangés purement et simplement dans des tiroirs, permettant ainsi à ceux qui ont mal géré les fonds publics de continuer à narguer le peuple. Somme toute, c’était l’impunité totale. Mais, depuis sa mémorable marche contre la corruption, le Président Boni Yayi a annoncé les couleurs en disant que plus rien ne sera comme avant. Beaucoup n’y croyaient pas et des voix s’étaient même élevées pour dire que c’était un combat perdu d’avance. Les nombreuses descentes de l’IGE sur ordre du Chef de l’Etat et les promptes réactions du gouvernement ont fini de convaincre les sceptiques, de ce que, le Président Yayi est décidé à donner un sens à la moralisation de la vie publique au Bénin. Et le dossier Cen-Sad en est une preuve patente de la volonté farouche de la volonté de Boni Yayi de combattre la mal gouvernance dans notre pays. Quoi de plus normal ! Au lieu donc de féliciter le Président de la République pour son courage politique, car, il n’a pas hésité à livrer ses collaborateurs impliqués dans les malversations, on assiste à malheureusement à une campagne de désinformation. C’est ainsi que ces derniers temps, des gens malintentionnés tentent de banaliser l’IGE et de rendre vulgaires les efforts de cette structure de contrôle par excellence de la bonne gestion des fonds publics, sous de fallacieux prétextes. En tout cas, le Chef de l’Etat a intérêt à avancer et à ne pas prêter flanc à ces attitudes. La moralisation de la vie publique avance et c’est ce qui intéresse le peuple béninois à qui le Chef de l’Etat aura à rendre compte le moment venu. Par rapport à cela, Boni Yayi doit au contraire doper le moral à l’équipe de Koussé en étoffant par exemple son personnel, comme l’a souhaité Alidou Koussé au cours d’une émission télévisée entrant dans le cadre des trois ans de sa structure, afin qu’elle aille de l’avant et ne s’arrête pas en si bon chemin. Au demeurant, il y a beaucoup de dossiers sur lesquels, les Béninois attendent Boni Yayi en matière de lutte contre la corruption. Il urge donc que l’IGE accélère ses enquêtes et les conclusions soient rapidement publiées conformément à l’obligation de compte rendu, cher au Président Yayi. Car, la moralisation de la vie publique est en marche et rien ne saurait l’arrêter.