L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Il y a un malaise ou une forme d’instabilité morale qui a lieu depuis quelques temps dans le pays du fait du tiraillement entre les syndicalistes politiques et le pouvoir. Cette situation n’est forcément pas liée à la crise économique, à la cherté de la vie, aux désagréments dus à l’inondation et aux scandales financiers annoncés par le gouvernement du docteur Boni Yayi.
Elle tient plutôt de l’utilisation qu’en a faite les syndicalistes politiques qui sont mus par des intérêts inavoués et incompris des paisibles populations. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est l’agacement suscité par ces syndicalistes et politiciens qui mélangent les rôles. Ce qui désabusent les populations. Les béninois sont aujourd’hui plus amères et dégoûtés par ces agissements que ne le font croire les politiciens et les syndicats à leur service.
Ils parlent et font tout, soi disant, au nom du peuple et des travailleurs alors que ce sont eux qui en tirent les dividendes s’ils ne s’en mettent pas plein la poche. Toutes les personnes averties savent que c’est une logique machiavélique pour manipuler le peuple aux fins de le dresser contre le pouvoir tant ils préparent 2011 pour un quidam tapis dans l’ombre et qui joue au yo-yo avec les espèces sonnantes et trébuchantes.
Pensent-ils parvenir à leurs fins à savoir détourner l’attention du grand nombre de béninois qui adulent le président Boni Yayi de leur choix actuel ? Les temps à venir nous situeront. Pour l’instant, ils feront mieux d’enlever la poutre qui se trouve dans leurs yeux au lieu de chercher à retirer la paille qui se trouve dans ceux de leur voisin.
Le peuple et une grande partie des travailleurs dont ils disent défendre les intérêts les tiennent à l’œil et les tiendront responsables des désagréments que leurs comportements actuels auront sur le pays plus tard.
A.A.