L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Cécil Ahouélété ADJEVI
Les Droits reconnus à tous les citoyens béninois sont inaliénables et sont d'ailleurs bien respectés au Bénin sous le changement contrairement à ce que tentent de faire comprendre certaines personnes. Armand Zinzindohoué, ministre de l'intérieur l'a expliqué en clarifiant les véritables contours de la fameuse marche qu'entendent organiser les syndicalistes.
Il a fallu la non tenue de la marche des syndicalistes à propos des revendications qu’ils estiment importantes pour que des voix s’élèvent qui pour dénoncer une dictature, qui pour parler du bâillonnement du syndicalisme béninois. Mais les contours de la non tenue de cette marche du mardi dernier sont bien connus. Il est apparu clairement que ce n’est ni le ministère ni le gouvernement du Président Boni Yayi qui a interdit la marche. Selon les explications et autres investigations réalisées, que les démarches réglementaires qui devront prendre par la municipalité de Cotonou n’ont pas été entièrement respectées. Des recoupements, il ressort que la demande d’autorisation adressée à la mairie de Cotonou devait être revue par les syndicalistes. Ce qu’ils n’ont pas trouvé nécessaire. L’autorisation de la municipalité de Cotonou n’étant pas parvenue au préfet et au ministère de l’intérieur, la marche ne pourrait être organisée car étant illégale. En choisissant de positionner les forces de l’ordre, le ministère de l’intérieur n’était que dans son rôle car la manifestation pouvait conduire à des dérives.
Ce qui conforte encore la déclaration de Armand Zinzindohoué en ce qui concerne la garantie des libertés sous le régime du Président Boni Yayi, c’est l’expression de la volonté de l’organisation de la marche au cas où les dispositions seraient prises de façon régulière. « Les syndicats seront autorisés à marcher à tout moment s’il se conforment à la réglementation en vigueur », a rappelé le ministre de l’intérieur. Le Droit de s’organiser en syndicat ou de vouloir s’opposer ou encore de dénoncer certains comportements des autorités sont bien la manifestation de l’existence d’une liberté publique au Bénin.