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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Inondation à Cotonou : Le calvaire des usagers du quartier Fidjrossè au pinacle

 

Les pluies diluviennes qui s’abattent sur la ville de Cotonou, ont une fois encore créé des désagréments aux populations. Le cas du tronçon sis à proximité de la place nommée « Calvaire » prouve que la municipalité de Cotonou et le Ministère de l’urbanisme et de l’Habitat sont restés insensibles aux plaintes émises par les populations riveraines, depuis au moins 2ans. Idem dans le quartier Agla et le long de la clôture de l’aéroport internationale Bernadin Cardinal Gantin

Par : Matini MARCOS

A l’approche de la saison des pluies, les Cotonois sont toujours perplexes à cause des inondations qui leur causent des désagréments. Le tronçon « Passerelle de la barrière-place Calvaire » est en l’une des illustrations puisqu’il en existe d’autres. La particularité de ce tronçon, surtout à proximité de la place « Calvaire » (dénommée ainsi à cause de l’installation de la statue de Jésus-Christ sur la croix) est que c’est le seul passage possible pour les riverains. A proximité de la place « Calvaire », la route pavée est envahie par l’eau jusqu’à la hauteur d’un mètre et même plus par endroit. Les usagers de la route pataugent dans l’eau. Les motocyclistes, les plus audacieux tentent le passage, mais une fois au milieu du « fleuve », le moteur de leur engin se noie et c’est des jurons qui s’en suivent, et parfois même des insultes à l’endroit des autorités municipales et du gouvernement. Bernard Godonou, conducteur de Taxi-moto n’est pas allé du dos de la cueillère pour apostropher la mairie de Cotonou et les autorités en charge des travaux publics. « Je ne comprends pas les autorités qui doivent réparer la seule voie pavée de Fidjrossè. C’est dangeureux, l’année passée, nous avons vécu la même chose, cette année la même chose. Nous demandons au Président de la République Boni Yayi de faire diligence. Ce qui est dangeureux, c’est qu’aux abords de la route, les regards des caniveaux ne sont pas fermés, alors que l’eau a envahie la route. Les propriétaires des boutiques qui longent le tronçon de « Calvaire » ne cachent pas leur désaroi. Dame Clarisse, propriétaire de boutique de vente des mèches a confié : « je pleure depuis des mois. A cause de cette inondation, les clients se font rares. Cette situation est bonne aux yeux des autorités en charge de la ville et du pays, puisque cette situation existe depuis les années précédentes et rien n’a été fait. Cette fois-ci, c’est pire, et aucune autorité ne fait rien et on laisse les populations souffrir. Certainement, les responsables de la ville, ainsi que les autres attendent les élections pour se pointer. On les attend… » Les autres usagers ne cachent pas leur amertume face à ce désagrément.

Le contournement de la route : toujours le calvaire

Pour échapper au calvaire du tronçon qui longe la place « Calvaire », certains riverains préfèrent faire un grand détour en longeant la clôture de l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin.Là encore, point de répit. En effet, il faudrait passer inévitablement par un petit pont en mauvais état. Profitant de la situation, des jeunes désoeuvrés du quartier font du remblai et en échange, ils rançonnent tous les automobilistes et les motocyclistes. Le passage vous est interdit, si vous ne montrez pas « patte blanche » Après cette étape, les usagers de la route doivent affronter sur la voie, le long de la clôture de l’Aéroport un autre lac artificiel. Le risque est également énorme et nombreux sont les motocyclistes qui faire demi-tour se retourner. Pour ceux d’entre eux, qui habitent de l’autre côté du « lac », c’est la consternation. Ils descendent de leur engin et traversent à pied, pantalon et pagne retroussés jusqu’au niveau de la cuisse, en implorant silencieusement Dieu de ne pas piétiner un reptile, ou un objet tranchant.

L’indifférence de la Mairie et du Ministère de l’urbanisme

L’inondation à Cotonou, une ville située en dessous du niveau de la mer, est un phénomène récurrent. C’est certainement pour cela que le Maire de la ville, Nicéphore Soglo, a mis en place un plan de lutte contre l’inondation, dénommé « Cotonou en campagne contre les inondations » (3CI) que pilote le Premier adjoint au Maire, Léhady Soglo. Vu le calvaire des usagers sur le tronçon de la route de Fidjrossè, au niveau de la place « Calvaire », on peut affirmer sans risque de se tromper le plan « 3Ci » de la Mairie de Cotonou est en panne. Par ailleurs, le tandem Ministère de l’urbanisme et de l’Habitat-Mairie de Cotonou est en souffrance. Les deux structures, en l’occurrence le Ministère de l’urbanisme et la Mairie de Cotonou, dans le cadre de la décentralisation ont signé des accords d’appui. Mais, visiblement, ce tandem est en souffrance, car cela fait plus de deux ans que les populations riveraines du tronçon souffrent le martyr en période de pluies. Les personnes interrogées ne comprennent pas cette inaction des autorités en charge de la gestion de la ville, qu’elles accusent d’indifférence et de cynisme. Certainement que les autorités de la Mairie de Cotonou, ainsi que celles du Ministère de l’urbanisme et de l’Habitat prendront leurs reponsablilités en accélérant les études techniques pour l’implantation d’un ouvrage adéquat qui réduira les souffrances des populations.

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D
effrayant !
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