L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le bloc anti-Yayi s’est réuni, dimanche nuit, pour définir, a-t-on appris, de nouvelles stratégies au regard de la tournure politique nationale. Il orchestrerait des plans machiavéliques pour poursuivre le blocage des initiatives du chef de l’Etat à l’Assemblée nationale.
Par : Serge-David ZOUEME
Que mijotent-t-ils ?, le G13, le G4 et l’alliance Force Clé. Contre toute attente, ils se sont retrouvés pour la énième fois, dimanche dernier, après leur sortie médiatique du samedi où ils jetaient l’opprobre sur le régime du changement. De sources concordantes, ils seraient restés tard dans la nuit pour définir d’autres stratégies et plans d’actions pour poursuivre le blocage des initiatives du chef de l’Etat. Leur prochaine action, selon les indiscrétions, est le nouveau rejet du budget, exercice 2009. En effet, ce budget fera prochainement l’objet d’une étude devant la représentation nationale. Les différents ministres du gouvernement défileront à l’Assemblée nationale pour présenter et soutenir leur ligne budgétaire devant les honorables députés. Il s’agit d’une démarche constitutionnelle qui permet aux élus du peuple de cerner les différents chantiers qu’entend ouvrir le gouvernement dans sa politique de développement du Bénin. Ils pourront, par la suite, émettre leurs avis : adopter ou rejeter le budget 2009. Et la dernière hypothèse semble être la plus prisée actuellement par les « G » et « F ». Ils s’organiseraient pour rejeter à nouveau ce budget qui définit les réalisations du régime du changement au titre de l’année 2009. Un nouveau bras de fer se pointe, sans nul doute, à l’horizon entre la majorité parlementaire qui profite depuis peu au bloc anti-Yayi et les députés de la famille Fcbe. A en croire l’ancien questeur de l’Assemblée nationale, Maxime Houédjissin, qui a anticipé sur le fait, le chef de l’Etat, au cas échéant, peut toujours recourir à l’article 68 de la Constitution nationale qui lui concède le droit de la prise de l’ordonnance. On se souvient que le président de la République a déjà recouru par deux (2) fois de suite à cette disposition constitutionnelle lorsqu’il a été question de la ratification des accords de prêt pour la lutte contre l’érosion côtière à l’Est de Cotonou et récemment du collectif budgétaire.
Photos : (de gche à droite) Rachidi Gbadamassi, Augustin Ahouanvoébla, Eric Houndété