Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Publicité

Politique Nationale : André Dassoundo dénonce les courtisans de Boni Yayi


Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, André Dassoundo, s’insurge contre certains collaborateurs du Chef de l’Etat qui passent leur temps à lui mentir et à profiter du système au détriment des vrais pionniers du changement. Il en a profité pour mettre le Président Boni Yayi en garde contre ces courtisans au risque de perdre progressivement ses vrais et meilleurs lieutenants.

Par : Edgar GNIMAVO

Après quelques mois de mutisme, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, André Dassoundo a rompu enfin le silence. Dans un entretien qu’il a accordé à un quotidien de la place, le transfuge du Fades puis président du Psed a démontré qu’il a œuvré pour l’élection du Président Boni Yayi à la magistrature suprême en 2006 et qu’il a l’obligation de l’accompagner dans ses actions. Même si aujourd’hui, certains lui trouvent des accointances avec les membres de l’opposition, le natif de Dassa-Zoumè et initiateur d’un regroupement à travers lequel toutes les forces qui soutiennent les actions de Boni Yayi se sont retrouvées en 2006, réaffirme son soutien indéfectible au Chef de l’Etat. Il ne peut en être autrement quand on sait que le premier vice-président de l’Assemblée nationale qui siège pour la deuxième fois consécutive à l’hémicycle, se targue d’être le premier acteur politique ayant suscité et soutenu la candidature de Boni Yayi en 2006. On se rappelle encore sa disparition subite de l’hémicycle en tant que premier secrétaire parlementaire de la quatrième législature, au moment où il fallait voter la loi sur la résidence ; laquelle loi avait pour objectif d’écarter le candidat Boni Yayi de la course à la magistrature suprême. Donc, après avoir été à l’avant-garde de l’élection du Chef de l’Etat, l’honorable Dassoundo estime qu’il est en droit de dire si ça marche ou pas. « Ce serait une fuite de responsabilité si nous nous taisons sur les dérives qui surviennent », a-t-il fait observer. Cependant, il s’insurge contre certains acteurs de la vie politique nationale, qui ne croyaient pas du tout aux chances du Président Boni Yayi, et qui ont pris d’assaut l’entourage du Chef de l’Etat pour lui mentir et trouver que les autres sont mauvais. Ceux que le député André Dassoundo traite d’opportunistes qui se battent pour leur poste et non pour l’intérêt de la Nation ont pris selon lui, par la petite porte pour être aux côtés du Président de la République. C’est pourquoi, le premier vice-président de l’Assemblée nationale tire sur la sonnette d’alarme et attire l’attention du Chef de l’Etat sur le comportement de cette frange de collaborateurs qui font la pluie et le beau temps et veulent devenir les chefs de ceux qui étaient là avant eux, c’est-à-dire les vrais lieutenants. Rappelant que l’élection présidentielle aura lieu dans moins de 17 mois, le médecin de formation devenu par la force des choses un acteur politique, pense que le moment est plus que jamais à l’union de toutes les forces politiques. Pour le député Dassoundo, si Boni Yayi cautionne ces genres de pratiques, il risque de perdre « ses vrais lieutenants » si les choses en restaient là. Cette boutade n’est que celle d’un politicien qui veut la victoire de son leader charismatique. Certaines mauvaises langues y ont vu son rapprochement avec l’opposition mais, il a profité du géant meeting de remerciement organisé à Savè par tous les cadres de l’aire culturelle Shabè pour réaffirmer son appartenance à la mouvance présidentielle. « J’y suis, j’y reste et je ne bouge pas », a-t-il dit en son temps. Cependant, l’honorable Dassoundo a fait remarquer que son soutien aux actions du Chef de l’Etat ne va l’empêcher de dénoncer les dérives si elles venaient à se produire. Et, c’est le cas maintenant où il dénonce les courtisans du Président Yayi qui, le moment venu, vont lui tourner dos. « Nous sommes partisans de la méthode qui consiste à attirer l’attention du Chef de l’Etat au bon moment pour que la correction puisse être faite à temps. Et c’est ce que nous faisons », a-t-il conclu.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article