L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
L’honorable député Lazare Sèhouéto de l’alliance Force Clé était hier l’invité de l’émission « Zone Franche » de la chaîne de télévision privée Canal3. Entres autres sujets débattus, il y a l’accord politique signé la semaine dernière entre le G4 et Force Clé. A ce sujet, Lazare Sèhouéto a expliqué les raisons qui ont conduit à l’exclusion du G13. Cependant, il indique que les négociations continuent et que la porte n’est pas encore fermée.
Par : Edgar GNIMAVO
L’accord politique conclu au début de la semaine écoulée entre le G4 et Force Clé, continue de défrayer la chronique. Au cours de l’émission « Zone Franche » de la chaîne de télévision privée Canal3 d’hier dimanche 06 septembre 2009, le sujet a été largement débattu. Après avoir expliqué les raisons qui ont sous-tendu la signature d’un tel accord politique entre certains alliés de l’opposition non déclarée, l’invité de l’émission, le député Lazare Sèhouéto a laissé entendre que l’accord n’a pas pris en compte l’entité G13 pour la simple raison qu’elle ne constitue pas un parti politique en tant que tel. « Le G13 est un regroupement de députés venant d’horizons divers. Dans ces conditions, il sera difficile de négocier avec un tel groupe », a-t-il ajouté. Néanmoins, le député Sèhouéto a déclaré que les négociations se poursuivent, étant entendu que les députés qui constituent le G13 appartiennent à des formations politiques. A l’entendre, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Donc, il ne serait pas surprenant de voir dans les prochaines semaines, un autre accord avec le G13. Voilà une réponse qui peut peut-être calmer le coordonnateur du G13, le député Arifari Bako qui a fustigé sur une radio de la place, l’exclusion de son bloc politique de cet accord qui lie désormais les alliés de l’opposition non déclarée. Mais, à analyser de près les propos de l’honorable Lazare Sèhouéto, ne sont-ils pas des propos politiciens qui cachent un malaise au sein de l’intergroupe G et F ? En effet, si l’on s’en tient à l’esprit du séminaire d’Abomey et de Bohicon, des 28 et 29 novembre 2008, qui a prôné l’union sacrée entre les différents blocs de l’opposition, le G13 ne devrait pas être tenu à l’écart d’une initiative de ce genre. Lors des assises de Bohicon, on savait que le G13 était un regroupement de députés de différentes formations politiques, mais cela ne l’a pas empêché de prendre une part active aux différents travaux jusqu’à la signature de la déclaration finale qui a mis l’accent sur la nécessité de bâtir une grande alliance autour de la jarre trouée du roi Guézo. Depuis lors, toutes les activités de l’opposition non déclarée ont toujours enregistré la participation de tous les blocs politiques constituant l’opposition. Curieusement, depuis quelques semaines, le G13 a commencé à être tenu à l’écart de tout jusqu’à l’accord conclu le mardi dernier entre le G4 et Force Clé. Mais, pourquoi, c’est au lendemain de cet accord, qu’on s’est rendu compte que le G13 est un regroupement de députés avec lequel on ne peut pas valablement discuter ? C’est la question que l’on est en droit de se poser après avoir écouté les propos du député Sèhouéto. Eu égard à tout ce qui précède, il n’est pas exagéré d’affirmer que la grande alliance dont l’opposition rêvait de bâtir autour de la jarre trouée du roi Guézo, n’aura pas résisté à l’effet du temps et que l’absence du G13 aux dernières tractations de l’opposition non déclarée cache bien un malaise au sein de l’intergroupe, même si Lazare Sèhouéto de l’alliance Force Clé tente de prouver le contraire. N’allons pas cependant vite en besogne, car le député Sèhouéto a essayé de convaincre et d’apaiser les uns et les autres. La suite des faits lui donnera-t-il raison ? Les prochains jours nous édifieront sur la cohésion ou non de l’opposition non déclarée.