L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Chris-Amos Aholou
Pour être une réalité patente, la lutte contre la corruption au Bénin doit être soutenue par une loi. Or, le projet de loi concernant ce sujet dort depuis des années dans les placards de l’Assemblée nationale. Ayant compris la nécessité de la chose, beaucoup de voix comme celle de Me Marie-Elise Gbèdo se sont élevées pour demander l’aménagement et le vote de cette loi. L’observatoire de l’Ong Adeaespo-Bénin vient ici emboîter le pas à ces voix. Par un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, Grégoire Glowé, président de l’Ong Adeaespo-Bénin, a fait plus qu’une plaidoirie en faveur du Projet de loi sur la corruption. C’est pour enfin doter le Bénin de ce précieux outil de prévention et de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Plus qu’une question de nécessité et d’urgence, le président de Adeaespo-Bénin fait remarquer que par la corruption, la richesse du pays est détournée et dilapidée par quelques uns qui, parvenus à des postes de responsabilité, se servent de leur position pour mieux entretenir le fléau. « Cette situation, responsable de la pauvreté, est due à l’absence d’une loi anti-corruption qui va combattre l’enrichissement illicite et la mauvaise gouvernance », a indiqué le communiqué.
Le même communiqué a fait remarquer que « le Bénin a longtemps souffert des détournements et des actes de prévarication qu'il est grand temps que cela prenne fin pour le bonheur du plus grand nombre ». C'est à la limite un cri de détresse que Grégoire Glowé pousse. Il prend alors à témoin le rôle des élus du peuple de doter le pays de lois qui concourent à la construction d'une société démocratique et les exhortent à une réflexion sur leur rôle dans la construction d'une nation de justice. A travers tout ceci, l'observatoire de l'Ong Adeaespo-Bénin par la voix de son président interpelle donc les députés et leur demande un vote en procédure d‘urgence de ladite loi ainsi que celle qui va réglementer les ventes et achats de terrain au Bénin. Ceci va résoudre les problèmes fonciers qui constituent un cauchemar pour les populations. Le même communiqué appelle à une réforme au niveau de la Haute cour de justice afin de simplifier les procédures pour rendre les criminels financiers, facilement accessibles par cette haute juridiction.