L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Léonce Houngbadji
Le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, était hier à Porto-Novo. Au menu de ce déplacement, rencontrer les forces de sécurité publique. C’était une séance de vérité qui s’est déroulée dans les locaux de l’Ecole nationale de la gendarmerie nationale basée dans la capitale politique et administrative du Bénin. Le président de la République est allé s’imprégner des problèmes majeurs qui sapent les gendarmes afin de voir dans quelle possibilité les régler progressivement.
Les forces de sécurité publique n’ont pas raté cette occasion. Ils ne sont pas allés du dos de la cuillère pour exprimer leurs préoccupations. La gendarmerie nationale exécute 80% de ses missions au profit du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, mais elle est placée sous la tutelle du ministère de la défense nationale. Son budget de fonctionnement est donc logé dans ce ministère. Profitant de cette opportunité, les gendarmes ont suggéré au Chef de l’Etat de les placer sous la tutelle de l’intérieur et de les aider à avoir un budget autonome, afin de mieux assurer leur mission sur le terrain. Ils réclament aussi la mise en place d’une commission ad’adoc chargée d’étudier les problèmes soulevés. Certains ont demandé la convocation à nouveau des états généraux de la gendarmerie nationale aux fins de faire le point du chemin parcouru. Face à toutes ces préoccupations, le Chef de l’Etat en a pris bonne note et a promis faire de son mieux pour améliorer les conditions de vie et de travail des forces de sécurité publique.