L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La réplique de l’Honorable Rachidi Gbadamassi ne s’est pas fait attendre après la montée au créneau de Maître Adrien Houngbédji qui a attaqué de manière ouverte le Chef de l’Etat sur plusieurs dossiers de la nation. C’était à la faveur d’une conférence de presse qu’il a donnée hier au Bénin Marina Hôtel.
C’est sans détour que l’honorable Rachidi Gbadamassi a répondu au leader des Tchoco-tchoco. Pour lui, la sortie de Maitre Adrien Houngbédji a été un folklore au moyen duquel il a voulu diaboliser le Président Boni Yayi tout simplement parce qu’il est assoiffé du pouvoir. L’honorable Rachidi Gbadamassi estime que le leader du Prd est mal placé pour donner des leçons de bonne gouvernance au Chef de l’Etat compte tenu de son passé politique peu reluisant. Le député de Parakou a sous-tendu son raisonnement par la fuite de responsabilité de Maître Adrien Houngbédji qui a de tout temps refusé d’assumer les fonctions pour lesquelles il est soit nommé soit élu. A en croire Rachidi Gbadamassi la gestion d’un pays n’est pas chose aisée. Et Houngbédji pouvait comprendre mieux les choses s’il avait accepté de gérer la mairie de Porto-Novo ou d’assumer son poste de premier ministre sous le Général Mathieu Kérékou. Rahidi Gbadamassi se réjouit tout de même par l’intervention de Adrien Houngbédji car selon lui, c’est bien la preuve que l’honorable a commencé par s’éveiller pour jouer son rôle d’animateur de la vie politique nationale. Mais c’est surtout le fond de la démarche de Houngbédji qui a déçu Gbadamassi.
Sur la question de la modernisation de l’agriculture, il constate que c’est pour la première fois qu’on parle de révolution verte en passant de la simple pensée à la pratique. Pour lui, on doit donc reconnaître le minimum d’effort fourni pas le Président Boni Yayi car « il faut démarrer pour commettre des erreurs ».
En ce qui concerne la crise énergétique, l’Honorable Gbadamassi pense que c’est sous le changement que le Bénin a pu éponger une bonne parte de ses dettes vis-à-vis des fournisseurs. La construction de barrages, la dotation en turbines à gaz et la recherche d’autres sources d’énergie ne sont pas aussi aisée que cela. C’est donc pour ces raisons que le leader des Tchoco-Tchoco doit se la boucler car en son temps, rien n’a été pratiquement fait pour régler ces problèmes énergétiques qui datent de plusieurs années déjà.
Rachidi Gbadamassi a souhaité que des preuves soient exhibées quant aux attaques faites au Chef de l’Etat par rapport aux nominations fantaisistes.
Sur l’affaire Cen-Sad, tout jugement des faits paraît pour le député de Parakou comme une précipitation car il faut « attendre, observer, apprécier et évaluer ». Dire sans une décision de la juridiction compétente que le Chef de l4Eata est complice et coupable dans le dossier Cen-Sad est « une myopie intellectuelle et une aberration juridique ». « C’est carrément une violation de la Constitution par un juriste de haut rang », a estimé Rachidi Gbadamassi.
Avec preuves à l’appui, il a démontré comment de hauts responsables devenus aujourd’hui députés à l’Assemblée nationale sont trempés dans des affaires de malversations et de détournements de deniers publics. La privatisation en 1999 de la centrale d’achat des intrants qui générait 40 milliards par an à l’Etat est un autre scandale financier dans lequel seraient bien trempés des responsables politiques qui se retrouvent aujourd’hui au Parlement pour dénoncer la gestion du Président Boni Yayi.
Cécil Ahouélété ADJEVI