L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
(Les sélectionneurs nationaux continuent de subir des tracasseries administratives)
Depuis le mois de février 2009, le ministre Etienne Kossi a nommé par arrêté ministériel l’adjoint du sélectionneur national de football et les encadreurs techniques des sélections nationales de catégorie d’âge. Mais depuis lors, aucun contrat n’a été conclu entre les parties. Les dossiers déposés par les différents techniciens à la Direction de ressources humaines ont d’abord disparu avant que le processus ne soit relancé la semaine dernière. Mais beaucoup de misères sont toujours faites à Gaspoz, Latoundji et les autres.
Par : Sosthène SEFLIMI
Sans être encore installés dans leurs fonctions, Alain Gaspoz, Moussa Latoundji et dans une moindre mesure Fortuné Glèlè, Eustache d’Almeida et Codjo Edmé passe le clair de leur temps à aller de bureau en bureau pour suivre l’évolution de « leurs dossiers. » Ces braves cadres du football sont obligés de courir après leurs homologues du ministère des sports. Pis encore, la Direction des ressources humaines après avoir repris les négociations à zéro, a choisi supprimer du contrat la dotation en matériel des sélectionneurs en matériel roulant. Aussi, les billets d’avion qui sont sensés être mis à leur disposition ne sont-ils plus à l’ordre du jour. Et si Alain Gaspoz, Moussa Latoundji et Fortuné Glèlè ont la chance qu’un salaire leur soit proposé dans le projet de contrat, il n’en sera pas de même pour Eustache d’Almeida et Edmé Codjo qui eux, ne percevront que des primes parce qu’il serait déjà sous contrat avec l’Etat béninois. Cette situation s’apparente à celle qui a toujours été faite à Edmé Codjo qui n’a jamais perçu le moindre salaire toutes les fois qu’il a été sollicité comme sélectionneur national.
La durée du contrat divise le ministère et les prestataires
La durée du contrat était initialement prévue pour deux ans. Mais subitement, le ministère des sports évoque de plus en plus une durée d’un an. Cette nouvelle donne n’agrée pas les prestataires qui doutent de la sincérité de l’employeur surtout lorsqu’on sait que le ministère des sports n’est pas un employeur fiable, en témoigne les arriérés de salaires qui sont dus à Michel Dussuyer et à Patrick Aussems. En outre, alors que la date de la signature de l’arrêté ministériel devrait être considérée comme la date de prise de fonction des prestataires, en attendant la signature formelle de leur contrat, le ministère des sports a décidé de considérer la date de signature. Or, Alain Gaspoz et Moussa Latoundji ont mis fin à tout leurs engagements pris en Suisse et en Allemagne, depuis la signature de l’arrêté, pour se mettre à la disposition de leur pays. La non signature de leur contrat leur créé donc un manque à gagner et des désagréments. L’amateurisme de l’administration du ministère des sports est une fois encore mis à nu et explique pourquoi le Bénin est devenu une destination qui n’est plus prisés sur le marché des techniciens du football. Comment comprendre que six mois après leurs nominations, qu’on en soit encore à faire des d’apothicaires autour des contrats des sélectionneurs nationaux. Ce qui se passe tous les jours depuis la semaine dernière au cabinet du ministre Etienne Kossi, est une honte. Et, il faut qu’il y mette fin au plus tôt.