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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Humiliation des journalistes à Lokossa : L’Upmb et le Synapromeb dénoncent le système « Journalistes Vip »


La célébration du 49ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale a enregistré des événements malheureux. Des journalistes ont été interdits d’accès aux lieux et d’autres violentés. Et c’est pour informer et prendre l’opinion publique à témoin que le collectif des reporters victimes de l’humiliation lors de cette manifestation a tenu une conférence publique à la Maison des média hier à Cotonou.

Par : Lucien BATCHO (Stag)

« C’est vrai que le chef de l’Etat n’est pas n’importe qui et qu’il faut respecter un certain périmètre de sécurité autour de lui. Mais ce n’est pas pour autant que des journalistes devraient être ainsi traités. », a lancé Gérard Agognon, membre de ce collectif à cette conférence. En effet, lors des manifestations officielles de la célébration des 49 ans d’indépendance du Bénin tenues à Lokossa, le 1er aouût dernier, des discriminations et humiliations ont été infligées à des journalistes. Selon les journalistes, il y a deux catégories de badges pour les journalistes. Un dit VIP réservée notamment aux membres des organes publics et identifiable par la couleur rose et l’autre pour les confrères et dit ordinaire. Au cours de cette fête, il y a eu aussi l’excès de zèle des éléments de la garde de la République qui ont empêché les journalistes d’exercer librement leur profession. Cet état de choses à fait que les reporters, photo-journalistes et caméramen surtout ceux des organes privés n’ont pu avoir des images de qualité et interviewer des personnalités. Pour ce collectif soutenu par l’Union des professionnels des média du Bénin (Upmb) et le Syndicat national des professionnels des média représentés par leurs Secrétaires généraux, cette situation ne peut plus continuer. Car le phénomène dure depuis et si rien n’est fait le pire pourrait arriver. Ils prennent à temoin les Béninois et invitent les responsables du Comité national des manifestations officielles et les autorités en charge de la sécurité à faire preuve de considération à leur égard. Car sans eux, l’information ne pourra pas être portée à la connaissance du grand nombre. Et ils invitent les organisations des professionnels à engager avec les autorités des négociations afin que ces genres de situation ne surviennent plus.

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