L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Dans son entretien télévisé du samedi 1er août 2009 diffusé par la télévision nationale, LC2 et Golfe Télévision, le Chef de l’Etat a évoqué la question de l’intoxication dont est victime notre pays sur le plan national et international. Alors que tout le monde reconnaît la sincérité et la véracité de ses propos sur tous les plans et le caractère historique de cet entretien, des mauvaises langues continuent déjà dans cette intoxication en affirmant que Boni YAYI a traité les journalistes de badauds.
Par : Virgile ATOHOUN
Décidément il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, et il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Et lorsque la soif du pouvoir accompagnée par la maladie du « ôtes-toi de là que je m’y mette » s’empare d’une certaine frange de personnes, la mauvaise foi s’empare du forum et la lutte contre les intoxications attire encore d’autres intoxications. Mais les Béninois ne sont pas dupes, et la stratégie du « faire feu de tout bois » que mettent en œuvre les ennemis du Changement finira par se retourner contre leurs auteurs et les emportera tel un ouragan. De quoi s’agit-il exactement ? Le samedi 1er août dernier, au soir de la célébration du 49è anniversaire de notre indépendance, les chaînes de télévision ORTB, LC2 et Golfe TV avaient diffusé une interview d’environ 90 minutes enregistrée la veille et au cours de laquelle le Président de la République, le Docteur Boni YAYI, répondait aux questions de nos consœurs Annick BALLEY et Olga KOKODE au sujet de la situation économique, politique et sociale de notre pays. Lors d’un développement relatif à la nécessité du dialogue social, et à son ouverture pour que les Béninois se mettent ensemble pour construire l’avenir de notre pays, le Chef de l’Etat a dénoncé, au passage, les tensions qui sont provoquées exprès par certains adversaires du régime qui « sèment la panique » au sein des populations, qui critiquent le pays sur les antennes internationales, qui « font peur » au peuple en disant que les libertés sont confisquées, que « la démocratie est par terre », etc. Il a stigmatisé ces agissements en soulignant le fait que les auteurs de ces actes, qui pensent avoir un intérêt à salir le régime et le pays, recrutent des « badauds » pour écrire des choses dans la presse et sur « Internet » au détriment de l’image du pays. Il n’en fallait pas plus pour que les spécialistes de l’intoxication se jettent encore sur ces propos en disant que le Chef de l’Etat a traité les journalistes de badauds. Or le Président de la République n’a pas associé le mot badaud à celui de journaliste. Le badaud, selon le dictionnaire Larousse étant « un passant, un promeneur dont le regard est facilement séduit par un spectacle improvisé », les journalistes qui font bien leur travail avec honnêteté et conscience chaque jour, ne doivent en rien se sentir concernés étant donné que la plupart des principaux animateurs de notre presse y sont depuis plusieurs années et il s’agit d’un monde où tout le monde se connaît et au sein duquel les jeunes arrivants sont encadrés par les plus anciens depuis toujours. Même s’il est vrai que tout n’est pas rose dans le fonctionnement de notre presse, et que mêmes les hauts responsables des associations professionnelles reconnaissent qu’il y a des choses à corriger dans les contenus comme dans le recrutement au sein des médias, il est évident que c’est surtout à propos des différents forums ou autres sites qui pullulent sur l’internet et qui permettent à des personnes, sous le couvert de l’anonymat, de se défouler sur le pays et sur le régime que le Président de la République a voulu insister. Alors, halte à l’intoxication ! Halte à la mauvaise foi ! La vérité finit toujours par triompher.