L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le ministre de l’industrie, Roger Dovonou, a effectué une descente dans le Mono-Couffo lundi dernier, pour des séances de travail avec des structures sous tutelle de son département ministériel. Il s’est rendu à la Société des industries textiles du Bénin (SITEX), à la Compagnie béninoise des textiles (CBT) et à la Direction départementale du Commerce et de l’industrie du Mono-Couffo à Lokossa où il a échangé avec les différents personnels.
Par : Barnabé HOUNKANRIN
Le tissu industriel béninois a de beaux jours devant lui. Tel est le constat fait par le ministre de l’industrie, Roger Dovonou, après les échanges qu’il a eus lundi dernier avec les travailleurs de la Société des industries textiles du Bénin (SITEX), de la Compagnie béninoise des textiles (CBT) et de la Direction départementale du Commerce et de l’industrie du Mono-Couffo à Lokossa. En dépit de toutes les difficultés, le ministre nourrit l’espoir d’un lendemain pour le secteur de l’industrie et ceci, compte tenu de la détermination des travailleurs rencontrés. Pour le ministre, l’amélioration des conditions de travail et d’existence des travailleurs permettra de tirer d’eux des résultats assez significatifs. « Vous avez mon soutien » a répété le ministre aux travailleurs en les exhortant à plus d’ardeur pour un réel développement du secteur de l’industrie au Bénin. Et pour le prouver, Roger Dovonou ambitionne de porter la contribution du secteur à hauteur de 25 % d’ici 2015-2020. Il est prouvé que si l’on atteint 10 des possibilités de transformation, le Bénin aura un point supplémentaire dans l’indice de croissance.
Face aux différents résultats après la visite des différentes structures, le ministre Dovonou a exprimé un seul sentiment : « tout est possible ». Il a estimé que le coton béninois peut servir d’appui à un développement industriel si une attention et une volonté marquées accompagnent le secteur. « Réveillez votre génie » a exhorté Roger Dovonou aux travailleurs.
Il faut noter qu’il y a un problème qui mine aussi bien la SITEX que la CBT. Il s’agit du manque de moyens pour faire face aux défis de satisfaction du marché local et de l’exportation. Cette année, il est vrai la SITEX a reçu une aide gouvernementale d’environ 1 500 000 000 F Cfa. Et pour l’administrateur délégué, Martin Coffi MEGAN, c’est une bouffée d’oxygène, mais faible pour couvrir l’ensemble des besoins. Là-dessus, Roger Dovonou a préféré faire l’option du recul plutôt que celle de la démagogie. D’autres structures sont annoncées pour recevoir la visite du ministre dans les jours à venir.