L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le patriote syndicaliste Théophile Dossou dans un réquisitoire honnête a blâmé l'attitude des siens qui prennent un plaisir à décréter, entres autres troubles, des marches de protestation à n'en point finir dans le pays. C'était hier sur l'une des télévisions privées de la place où les camarades Pascal Todjinou et Dieudonné Lokossou ont subi un cuisant échec face à leur cadet Théophile Dossou
L'émission Zone Franche d' hier a révélé au grand jour le vrai visage des leaders syndicaux. Aussi bien la divergence qui prévaut dans le monde des syndicats que leurs appartenances à des formations politiques auxquelles ils obéissent parfois pour troubler le pays sont mises à nu. Sale temps donc pour les vieux loups du monde syndical dont les recettes au fils du temps ne portent plus. L'un des invités, le camarade Pascal Todjinou a perdu son latin hier contre toute attente. En réalité, le tonitruant syndicaliste a enfin trouvé son maitre en la personne de son cadet le camarade Théophile Dossou qui pour rien au monde n'entend pactiser avec la vielle classe. L'autre sans grande qualification, Dieudonné Lokossou a étalé au grand public son illettrisme pour qui se souvient de cet ancien pompiste qui par la force des choses a fini par s'infiltrer dans l'administration de la Sonacop dont il a participé au pillage des ressources ayant valu la retraite forcée à plus d'un citoyen. Cette émission qui nous a ouvert les yeux sur beaucoup de réalité ...
De la divergence criarde au sein des centrales syndicales
Les leaders des centrales' syndicales ne tiennent plus le même langage entre eux. Tandis que le vétéran Pascal Todjinou veut l'argent du beurre, son homologue Dieudonné Lokossou, ancien pompiste converti au délice du monde syndical tient au beurre. Un désaccord total donc entre ces leaders de l'univers syndicaliste qui au cours de ce débat contradictoire, quand bien même il faisait l'effort de voiler leurs querelles n'ont pas su faire le jeu jusqu'à terme. Tant il ne leur était pas facile de se retrouver face aux révélations de leur collègue Théophile Dossou qui n'a raté aucune occasion pour montrer à la face du peuple le vrai visage de ces ainées. Ces derniers qui n'ont d'autres mobiles que les innombrables efforts de reconstruction du président Yayi Boni.
Grande confusion autour de la marche défendue par le maire.
S'agissait-il d'une guerre de leader. Difficile de le dire. La fameuse marche de la semaine passée que le maire a défendu selon les explications du camarade Théophile Dossou sur le plateau continue de faire couler beaucoup d'encre et de salive. Deux camps se disputent l'origine de l'interdiction de cette marche. L'aile des centrales syndicales qui pensent que leur appétit de marcher pour s'exhiber est interdit par le gouvernement tandis qu'un second camp pense que la responsabilité incombe au maire de la ville de Cotonou. Par delà ces querelles, il faut préciser que pour la même marche, il est difficile de situer les responsabilités Car des pluies de demandes sont adressées aux autorités étatiques qui se sont retrouvées dans un embarras qui fait penser à un piège des centrales syndicales pour décliner toute responsabilité en cas de déviance. En effet, au nom de la CSTB, le camarade Paul Isse Iko a formulé le 14 Juillet une demande d'autorisation d'une marche de protestation. Pour la même marche, les six centrales syndicales ont encore déposé une demande deux jours après. Or il ne peut avoir deux demandes pour la même marche. Laquelle des deux demandes importe-t-il de prendre en considération. Il y a donc une grande confusion qui confirme la thèse de la grande divergence entre ces centrales syndicales. Pire pour le camarade Pascal Todjinou de la CGTB, il s'agit d'une marche de soutien en faveur du gouvernement, a-t- il précisé aux téléspectateurs qui n'ignorent rien de l'opulence dans lequel il végète.
De la nécessité d'une descente de l'I.G.E à la bourse du travail dans les centra- les syndicales.
Trop, c'est trop. Les centrales syndicales épuisent les caisses de l'Etat. Il n'est plus un secret pour personne que leurs barrons vivent de façon pompeuses sur le dos de leurs militants. La gestion opaque qu'ils font de l'aide de l'Etat aux centrales syndicales en constitue une preuve. Il importe que dans les jours à venir que l'LG.E descendent dans leurs locaux d' autant plus qu'aucune structure n'est au dessus de la 10L L'inspection Générale de l'Etat, selon certaines sources, s'apprête de fait à descendre dans leur bastion comme ces centrales exigent la transparence dans la gestion des fonds de l'Etat sans toutefois jamais solliciter d'eux même l'I.G.E, si tant est qu'elles ont le cœur tranquille. Les 200 millions que l'Etat met à la disposition des syndicats profitent-elles à la masse? Le comité de gestion de ces fonds est interpellé, en attendant la grande clarification.
De l'illégalité des Retraités Pascal Todjinou et Gaston Azoua à diriger les travailleurs en fonction.
Il est grand temps que les torchons soient séparés des serviettes. Un syndicaliste est un représentant des travailleurs en occident comme partout ailleurs. Les retraités ne sont de toute évidence plus des travailleurs. De facto, dans les syndicats sérieux, aucun retraité ne peut défendre une cause des travailleurs. Les camarades Pascal Todjinou et Gaston Azoua sont des retraités qui refusent de partir du monde syndical des travailleurs. En déphasages avec certaines réalités, n'étant plus de cette génération, point n'est besoin de s'étonner en les voyant exceller dans la démagogie, la politique de leurs temps. Ils feraient mieux d'aller défendre les retraités si là encore leurs pairs les trouvent crédibles. Espérons alors qu'ils cessent d'emmener la nouvelle génération en bateaux à des destinations qu'on ignore.
Plus d'une trentaine d'année d'exercice du pouvoir syndical sans toutefois jamais vouloir passer la main à la nouvelle génération, c'est inquiétant. Cette dictature que prônent certains barrons du monde syndical comme les camarades Pascal Todjinou et Gaston Azoua qui refusent de céder la place à de nouveaux défenseur s de la cause des travailleurs à même d'interpréter mieux que la vielle classe, les maux qui minent leur corporation est en porte à faut avec leurs idéaux. Comment peut-on de façon sérieuse défendre l'intérêt des travailleurs alors que l'on a cessé de travailler !!! De toute façon, ces retraités feraient mieux de laisser les fonctionnaires en service défendre en leur sein leur corporation quitte à s'occuper d'autres causes nobles comme celles des retraités à laquelle ils appartiennent. Il est grand temps que les camarades Pascal Todjinou et Gaston Azoua cèdent la place au plus jeune au risque de se faire toujours humilier comme il en a été le cas hier. Le camarade Pascal Todjinou en sait quelque chose pour s'être fait inviter sur l'émission Zone Franche où il n'a pu face à son cadet Théophile Dossou voiler le vrai mobile de leur déviance comme il en a l'habitude. « Nous voulons marcher pour soutenir le président Boni Yayi », ne cessait-il de balbutier croyant pouvoir tromper les observateurs avertis de la société civile qui ont de la peine à les compter en leur sein. Mais mal lui en a pris ayant trouvé enfin son maitre en la personne du sage syndicaliste Théophile Dossou.
Ceslestin Makponsse