L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le Bénin est un Etat de droit et se respecte comme tel. Les libertés syndicales aujourd’hui, plus qu’hier, sont garantis par les autorités compétentes. Une réalité évidente qui est quotidiennement renforcée par l’attention toute particulière dont les travailleurs bénéficient du gouvernement et plus précisément du Chef de l’Etat, le docteur Boni Yayi.
L’augmentation considérable des salaires des travailleurs en un temps record et l’accalmie observée jusqu’à récemment sur le front social témoignent de l’excellence des relations qui existent entre le gouvernement et les travailleurs. Une saine ambiance qui n’a pu résister longtemps aux agissements des ennemis de la démocratie.
Dans leur logique diabolique de rendre le pays ingouvernable, comme ils se plaisent à la dire, ils ont décidé de manipuler à dessein certains corps constitués de la nation. Les dernières victimes de ces apatrides aux aboies sont les mouvements syndicaux. En effet, c’est un secret de polichinelle que de dire que les activités des centrales syndicales béninoises ne s’inscrivent plus dans la droite ligne des revendications et de la défense des droits de leurs syndiqués.
Le silence observé dans le rang des syndicats, au sujet de l’augmentation des prix de l’eau et de l’électricité, est illustratif de la démission des représentants des travailleurs face aux enjeux majeurs Le syndicalisme béninois a déserté le forum des revendications sociales pour faire son entrée dans l’arène politique. La marche avortée du lundi dernier et les propos qui ont été proférés sont la matérialisation du dévoiement du mouvement syndical.
Et malgré toute la tolérance dont a fait montre le Chef de l’Etat le docteur Boni Yayi face aux agitations saugrenues des centrales syndicales, des âmes perverties par les milliards de l’opposition en perte de vitalité trouvent que les acquis syndicaux sont menacés par le gouvernement du Changement.
Il est juste de notifier que depuis l’avènement du régime du Changement, le gouvernement du docteur Boni Yayi n’a jamais interdit une manifestation syndicale, quelque soit sa couleur et ses motivations. Jamais à aucun moment, le régime du Changement n’a essayé de remettre en cause les acquis syndicales au Bénin. Mieux, en bon père de famille, le Président Boni Yayi a toujours prêté une oreille attentive aux doléances des travailleurs béninois.
L’interdiction de la marche du lundi dernier, d’ailleurs du fait de l’autorité municipale pour des raisons objectives ne doit point être assimilée à une quelconque volonté du gouvernement et de son Chef de tenter de porter atteinte aux libertés syndicales.
C’est donc injuste et malsain que de vouloir impliquer la responsabilité du Chef de l’Etat dans l’interdiction de cette marche qui, du reste et ainsi que l’a affirmé le ministre de l’intérieur, peut être organisée autant de fois que les autorisations seront obtenues par les manifestants.
Que les fossoyeurs de l’économie nationale, de véritables loups vêtus de peaux d’agneau, attitrés pseudos démocrates arrêtent donc de manipuler à dessein l’opinion publique. Car aucun acquis de la jeune démocratie béninoise n’est et ne sera jusqu’à preuve du contraire menacé sous le régime du Changement.
A. E.