L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le Conseil communal de Covè a finalement été installé hier. Clément Allokpon du parti Force Clé a été plébiscité par ses pairs avec onze voix sur onze.
Par : Francis-Hervé Sanoussi
La troisième tentative aura été la bonne. Puisqu’elle consacrera l’élection du maire et la mise en place de l’exécutif communal. En effet, après moult péripéties, les élections du maire de Covè, de ses adjoints et la désignation des chefs d’arrondissements ont eu lieu jeudi dans l’enceinte de la mairie en présence du chargé de mission du préfet des départements du Zou et des Collines, Joachim Boni Biaou et du chef de la tutelle et du contentieux. C’est sous la présidence du doyen du bureau d’âge, le maire sortant, Gaston Goundjo et dans une ambiance détendue, que Clément Allokpon a été élu avec le maximum de suffrages ; la totalité des voix composant le conseil communal. En ce qui concerne les postes de 1er et 2ème adjoint, le même scénario a été observé avec le positionnement de deux autres membres du parti Force Clé, en l’occurrence Borgias Allitonou et Victor Gandaho. En ce qui concerne les chefs d’arrondissements, il y en a huit. Les cinq conseillers Fcbe se sont, chacun, tapé un arrondissement. Deux conseillers Force clé sont à la tête de deux arrondissements. Le seul conseiller Rb est aussi chef d’arrondissement. L’ancien maire, Gaston Goundjo, a été désigné chef de l’arrondissement de Zogba. C’est le 18 mars dernier que la Cour Suprême avait rendu un arrêt par lequel elle invalidait l’élection des conseillers Grégoire Bidouzo et Léon Gandjo Lègba élus dans les arrondissements de Soli et Houin-Hounso. Par conséquent, l’élection du maire Gaston Goundjo, celle des 1er, 2ème adjoint et des chefs d’arrondissements devrait être reprise. Deux mois plus tard, alors que les élections se tenaient, le préfet Armand Maurice Nouatin avait usé de son pouvoir discrétionnaire pour suspendre le processus, évoquant une situation préjudiciable à l’entente et la cohésion. A cette occasion, c’est le même schéma que celui de jeudi, c’est-à-dire, le trio Allokpon-Allitonou-Gandaho qui était sorti vainqueur du scrutin. Il y a une semaine, c’est-à-dire le jeudi 9 juillet dernier, alors que le préfet s’était fait attendre jusqu’à 20 heures, les élections s’étaient finalement déroulées en son absence. Les mêmes hommes avaient gagné la confiance de leurs pairs pour diriger cette commune. Malheureusement, ces élections ne pouvaient être validées par l’autorité de tutelle parce qu’elle n’était pas présente. C’est donc sans surprise qu’ils ont tous été plébiscités hier, jeudi.