L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Les tractations pour l’élection du prochain président du Conseil économique et social(CES) vont bon train. Aux candidatures des conseillers Huguette Akplogan de la société civile et Nicolas Adagbè du patronat, il faut ajouter celle de Tabé Augustin Gbian, représentant des associations de développement et actuel vice-président de la mandature finissante. Le combat qui s’annonce rude entre ces trois candidats laisse planer le suspense sur le nom du prochain président du CES.
Par : Arsène AMETOYONA
Depuis la semaine dernière, on connaît le nom des représentants du gouvernement et du parlement au Conseil économique et social, quatrième mandature. L’étape qui suit est l’installation des nouveaux conseillers prévue pour ce mois et l’élection du bureau devant conduire les destinées du CES, 4ème mandature. A ce niveau, les tractations sont déjà avancées et les ambitions commencent à être affichées. En dehors de Huguette Akplogan et de Nicolas Adagbè dont les candidatures au poste de président ne sont pas encore officielles, il faudra désormais compter avec l’actuel vice-président du CES, Tabé Augustin Gbian, reconduit par ses pairs pour un autre mandat. Effacé et discret, cet inspecteur des douanes à la retraite jouit d’une confiance totale auprès de ses collègues conseillers de la mandature finissante. Il a, pendant ces cinq dernières années, mis son dynamisme, sa rigueur au travail et ses compétences au service du CES ; ce qui lui a valu respect et admiration de ses collègues. Ayant travaillé en parfaite symbiose avec le président de la mandature finissante, Raphiou Toukourou, M. Gbian a su capitaliser une certaine expérience qu’il entend mettre au service de la prochaine mandature. D’ailleurs, selon des sources dignes de foi, un nombre important de conseillers de la quatrième mandature est déjà acquis à sa cause. Il ne lui reste, selon les mêmes sources, qu’à rallier certains indécis à sa cause et puis le tour sera joué. Cependant, le conseiller Gbian ne sous-estime pas ses éventuels challengers qu’il respecte et qu’il prend au sérieux. Il s’agit de Huguette Akplogan et de Nicolas Adagbé. Pour la première, beaucoup de conseillers seraient acquis à sa cause pour sa jeunesse, ses compétences techniques et son engagement à travailler aux cotés des vrais acteurs de la société civile. Mieux, elle est une femme ; autant d’atouts qui militeraient en sa faveur surtout qu’une femme n’a jamais présidé le CES. Quant au second, c’est un grand opérateur économique avec une assise financière non négligeable. Proche du régime en place, il a fait ses preuves à plusieurs endroits et son savoir-faire ne saurait être mis en doute par les conseillers de la quatrième mandature. De sources concordantes, Tabé Augustin Gbian qui est aussi proche du régime en place, dispose des atouts indéniables pour conduire les destinées du CES 4ème mandature. Son ancienneté, son savoir-faire, son dynamisme et l’esprit d’équipe qui l’a toujours animé et sans oublier sa philanthropie sont autant de qualités qui pourront, selon ses proches, faire la différence le moment venu. Comme on peut le constater, la bataille pour la présidence du CES 4ème mandature a déjà démarré au sein des nouveaux conseillers et le jeu pour la succession du président Toukourou reste ouvert car rien n’est joué d’avance.