L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le Chef de l’Etat a procédé hier après-midi au Palais de la présidence à l’installation des sept sages de la Haute cour de justice. Après avoir pris acte de leur serment, le président Boni Yayi a renvoyé les nouveaux juges à l’exercice de leurs fonctions.
Par : Edgar GNIMAVO
Enfin les membres de la Haute cour de justice 3ème mandature sont installés. A la faveur d’une cérémonie qui a eu pour cadre le Palais de la présidence, le président Boni Yayi a procédé à l’installation des nouveaux juges devant les présidents des institutions de la République, les membres du gouvernement et des personnalités diverses. La cérémonie s’est déroulée en deux phases à savoir la prestation de serment de Jacob Zinsounon, remplaçant de feu Robert Tagnon à la Cour constitutionnelle puis celle des 6 députés désignés par l’Assemblée Nationale. Ces députés ont noms Janvier Yahouédéhou, Benoît Dègla, Eric Kouagou N’Dah, Edmond Agoua, Louis Vlavonou et Yacoubou Malêhossou. Selon l’article 135 de la Constitution, la Haute cour de justice est composée des 6 députés désignés par le Parlement, des membres de la Cour constitutionnelle à l’exception du président et du président de la Cour suprême. Conformément à la loi, ils ont juré de remplir loyalement leur mission. Après avoir pris acte de leur serment, le Chef de l’Etat les a renvoyés à l’exercice de leurs fonctions. Dans son discours d’installation, Boni Yayi a rappelé la mission dévolue à la Haute cour de justice. Fort de cela, le Chef de l’Etat a estimé que les Institutions de contre-pouvoir dont fait partie la Haute cour de justice ne sont pas opposées à l’Exécutif. C’est pourquoi, Boni Yayi invite les nouveaux juges à être des modèles dans l’exercice de leurs hautes fonctions. « Faites en sorte qu’il y ait des avancées notables dans vos domaines de compétence et que notre démocratie continue d’être appréciée de tous », a-t-il indiqué. Rappelons que la Haute cour de justice est mise en place pour juger le président de la République et les membres du gouvernement pour des fautes commises dans l’exercice de leurs fonctions.