L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Léonce HOUNGBADJI
A moins de deux ans des présidentielles de mars 2011, les acteurs politiques béninois affûtent leurs armes. C'est la veillée d'âme dans les états-majors politiques. Du côté de la mouvance présidentielle tout comme celui de l'opposition, la mobilisation est générale.
Les électeurs sont en train d'être mis en ordre de bataille. Dans les départements des Collines, personne ne veut rester en marge de cette importante joute électorale. 2011 est un tournant décisif et les fils et filles de Bantè en particulier entendent jouer pleinement et convenablement leur partition, afin d'assurer un second mandat mérité au Chef de l'Etat, le Dr Boni Yayi, dont les prouesses sur le terrain ne sont plus à démontrer.
L'ancien argentier national Grégoire Laourou est décidé à ratisser large pour le président de la République, en vue de lui permettre d'achever ses nobles initiatives de développement qu'il a entamées depuis le 06 avril 2006. Président de la Commission des finances et des échanges à l'Assemblée nationale, l'ancien collaborateur du Général Mathieu Kérékou met déjà les bouchées doubles à Bantè pour préparer ses électeurs à affronter les échéances de 2011.
Samedi prochain, il fera une démonstration de force dans sa commune. Il s'agira de la projection du premier épisode d'une série d'actions politiques qu'il entend mener. «Forces unies pour le développement» sera porté sur les fonts baptismaux. C'est un mouvement politique qui veut se mettre résolument au service de la promotion des actions du Chef de l'Etat à la base, et sensibiliser les populations sur la nécessité de donner un second mandat à l'homme de Tchaourou. La création de ce mouvement qui sera né avec 32 dents est une réponse aux nombreuses préoccupations des sages et notables, jeunes et femmes de Bantè, qui ont toujours émis le vœu le plus ardent que leur localité soit dotée d'un véritable mouvement politique et non d'un club électoral.
Et la personne sur qui ils ont porté leur choix pour conduire ce mouvement est bien Grégoire Laourou qu'on ne présente plus. C'est dire que l'homme a le soutien indéfectible de toute la population de Bantè. Il ne s'est pas levé du jour au lendemain, comme certains le font, pour décider de la création de ce mouvement.
«L'idée a été analysée en laboratoire politique. L'adhésion populaire a été obtenue avant la programmation de sa date de naissance», soulignent des sources proches des organisateurs du congrès de ce samedi. Comme quoi Grégoire Laourou ne fait jamais ses choses à moitié.