L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Dans le cadre du séminaire polico-militaire qui se déroule au Centre international des Conférences de Cotonou (Cic) du 2 au 5, les colonels Bio Ningui Bakassiri et Mathias Adjou Moumouni ont, hier, au cours d’une conférence de presse, apporté certaines clarifications aux professionnels des médias. Les conférenciers ont également exhorté les journalistes à manier avec sagesse le pouvoir de l’information qui se trouve entre leur possession.
Par : Matini MARCOS
Le séminaire politico-militaire dénommé « Cohésion nationale 2009 », le premier du genre, organisé par le Ministère de la Défense nationale se déroule au Centre international des conférences(Cic) de Cotonou avec la participation des militaires, policiers, hommes politiques et personnalités de la société civile. Au cours de la Conférence de presse organisée hier, le Colonel Bio Ningui Bakassiri, sécrétaire général du Ministère de la Défense nationale et le Colonel Mathias Adjou Moumouni, Directeur de l’organisation et du personnel des armées (Dopa) ont expliqué aux professionnnels des médias, les motivations réelles de la tenue d’un tel séminaire. Ainsi, les Forces armées béninoises(FAB) ont opté pour la prospective, l’anticipation en imaginant un scénario catastrophique qui arrive dans un pays imaginaire. Face à une telle crise virtuelle, les participants ont été invités à trouver des solutions adéquates pour le dénouement de la crise. D’après les explications des Colonels Bakassiri et Adjou Moumouni, ce séminaire politico-militaire se justifie, ont t-ils déclaré, par le fait que le Bénin, havre de paix est loin d’être à l’abri des soubresauts politiques que connnaissent les autres pays de l’Afrique, et c’est pour prévenir une crise majeure éventuelle que les politiques et les militaires se donnent la main. Le scénario de l’exercice « Cohésion Nationale 2009 » vise à susciter au niveau stratégique une réflexion au plan politique, diplomatique et militaire réelle, mettant en scène les principaux enjeux d’une crise moderne à savoir : les revendications territoriales, les querelles d’intérêt, le problème de partage des ressources, les contestations de résultats d’élections, le trafic d’armes, les combattants irréguliers, les problèmes humanitaires. Bref, un scénario catastrophique qu’aucun homme normal ne peut souhaiter à son pays, encore moins au Bénin. Le film d’horreur qui montre les atrocités au Congo-Kinshasha, avec des femmes enceintes éventrées, des corps mutilés et autres barbaries est illustratif, et invite les hommes politiques, qui, pour une élection perdue, veulent mettre leur pays à feu et à sang, à la retenue. Le Colonel Mathias Adjou Moomouni a exhorté les professionnels des médias à faire preuve de sagesse dans le traitement de l’information en faisant référence à Socrate qui exige avant diffusion d’une information de juger de sa véracité, de son bienfait pour la Nation et de son utilité. Une précaution qui mettra le Bénin à l’abri de la barbarie.