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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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5ème séance d’entraînement des Ecureuils : Dussuyer écartelé entre plusieurs options

Comme prévu depuis hier mercredi, l’effectif de Michel Dussuyer est au complet. Stéphane Sessegnon, Pascal Angan et Seidah Tchomogo qui manquaient à l’appel depuis le lundi 1er juin, ont rejoint l’effectif. Plus de souci désormais pour le sélectionneur quand à la mise en place tactique. Et, Michel Dussuyer ne s’en est privé hier. Comme il n’est pas courant, toute la séance d’entraînement s’est résumée en une confrontation directe entre une équipe A en blanc et une autre B qui se différencie par le port d’une chasuble verte. Michel Dussuyer a essayé tous les schémas possibles dans tous les compartiments de jeu. A trois jours du match contre le Soudan, Michel Dussuyer continue à chercher son équipe.

La composition de la défense est déjà définie

La charnière centrale de la défense des Ecureuils assurée par le duo Chrysostome-Adénon est une constante de la ligne arrière de la sélection. La titularisation de John Glèlè en lieu et place d’Anicet Adjamonsi et le retour de Félicien Singbo à droite deviennent aussi des certitudes car une équipe de football se construit toujours à partir d’une défense solide. C’est donc à juste titre qu’à l’entame du petit match organisé par Michel Dussuyer, l’équipe en blanc, celle de Stéphane Sessegnon qui apparaissait d’office comme l’équipe A avait une défense constituée des quatre joueurs susmentionnés. Au cours des 30 premières minutes de jeu, Damien Chrysostome et Khaled Adénon, forts de leurs complicités après 27 rencontres disputées ensemble étaient à l’aise l’un à côté de l’autre comme larrons en foire. Ils se couvraient régulièrement, mettaient facilement à défaut les attaquants de l’équipe adverse. Michel Dussuyer ne saurait avoir un meilleur attelage au sein du groupe. Mais comme s’il voulait mettre à son profit l’adage qui veut que l’homme prudent voit le danger de loin, le sélectionneur national, dans la deuxième moitié de la deuxième partie de la confrontation, a décidé de faire jouer Junior Salomon de l’Unb, aux côtés de Damien Chrysostome. Une simulation qui a l’avantage d’habituer la défense à évoluer avec une charnière centrale inédite. Quelques minutes avant, il avait effectué une permutation entre Félicien Singbo et Moustaha Agnidé. C’est certainement une manière d’aider le latéral droit du Lokomotiv Plovdiv à se remettre en cause pour offrir le meilleur à la sélection. Félicien Singbo qui s’est vu dresser le tapis rouge dès son arrivée ne devrait donc pas se croire en terrain conquis. Il a rejoint un effectif qui a le mérite d’avoir disputé le tour précédent des éliminatoires de la Can-Mondial 2010, sans son concours. Moustapha Agnidé s’est en tout cas bien comporté au sein de l’équipe A, tandis que l’autre côté le public sportif a pu remarquer la rigueur défensive dont a fait montre Félicien Singbo. Quant à John Glèlè, il est resté presque constamment à son poste. La sélection ne dispose que de deux gauchers au sein des défenseurs. Anicet étant suspendu, John Glèlè ne devrait avoir aucun souci à se faire. La probable conversion de Romuald Boco au poste de latéral gauche est une idée qui n’a pas le moindre du monde effleuré le patron des Ecureuils.

Le milieu de terrain et l’attaque sont encore en gestation

Au regard des difficultés qu’a connues Stéphane Sessegnon dans l’animation du jeu à Kumasi, contre les Blacks stars du Ghana, Michel Dussuyer a visiblement décidé de positionner le N°10 du Psg, sur le flanc droit. Michaël Poté s’est ainsi retrouvé en position de deuxième attaquant derrière Razack Omotoyossi, Mouri Ougoubiyi s’étant accaparé du couloir gauche. Ce quatuor qui s’est montré très en confiance durant les 30 premières minutes de jeu s’est créé une douzaine d’occasions franches et en a concrétisé plus de la moitié. En dehors de Mouri, tous les autres ont marqué au moins deux fois. Le public ravi jubile et acclament à chaque fois sans discontinuer. A la pause, Stéphane Sessegnon qui n’est arrivé à Cotonou que la nuit précédant la séance d’entraînement a dû demander à sortir. Il s’est alors mué en arbitre assistant, laissant sa place dans l’effectif, à Landry Koukoui. Michel Dussuyer en a profité également pour faire plusieurs changements. Mouri Ogoubiyi s’est fait remplacer par Pascal Angan qui n’a pas voulu un seul instant gaspillé le peu de temps qu’il lui a été imparti pour figurer au sein de l’équipe A. Ses prestations sur le flanc gauche ont été excellentes. Très vif et très technique, il a été auteur d’un but génial en mettant à genou Yoan Djidonou grâce à une feinte de frappe, avant de lui faire subir un petit lobe impeccable. Passeur, le milieu de terrain du WAC de Casablanca l’a été également. Si les prestations de l’ancien sociétaire du Tonnerre de Bohicon ont émerveillé le public sportif, c’est qu’elles ont introduit également le doute dans l’esprit du sélectionneur national. Sur le flanc droit, Romuald Boco et Nouhoum Kobénan du Djoliba de Bamako ont à tour de rôle été mis à l’essai par Michel Dussuyer. Le premier constant dans ses défauts relatifs à sa lenteur et ses qualités basées sur sa bonne technique de base et sa vista, est resté égal à lui-même. Quand au second, sa pointe de vitesse alliée à la force de pénétration se sont révélées des atouts majeurs auxquels pourraient avoir recours à tout moment le sélectionneur. A la récupération, Ahouéya et Tchomogo sont restés constants. Très portés sur la chasse à l’homme, ils sont toujours très limités dans la relance du jeu. Malheureusement, Koukou et Djokoué n’ont pas encore le volume de jeu nécessaire pour prétendre les remplacer.

En attaque, Razack Omotoyossi a été étincelant pendant 20 minutes de jeu puis, il s’est très vite consumé. C’est évident. Le match du 29 mars contre le Ghana à Kumasi est la seule rencontre officielle qu’il a disputée en six mois. On ne triche pas avec le haut niveau. Omogoal est donc un gros problème pour le sélectionneur et la sélection. Dans tous les cas, il ne peut disputer les 90 minutes de jeu et nul ne saurait dire combien de temps il pourrait tenir sur le terrain. Ces interrogations expliquent certainement les nombreuses mutations qui ont été opérées par Michel Dussuyer dans la ligne offensive. Abou Maïga, Michaël Poté, Pascal Angan et Nouhoum Kobénan y sont tous passés, puisqu’il est certain que la sélection finira son match contre le Soudan avec un duo d’attaquants fait de deux des quatre joueurs cités. La séance de ce jeudi est la dernière qui s’offre à Michel Dussuyer pour faire son équipe. En attendant, le sélectionneur est écartelé entre plusieurs options.

Par : Sosthène SEFLIMI

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