L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Situation politique nationale
_________________________________________________________________________
Le Chef de l’Etat, Boni Yayi, s’est rendu lundi dernier au domicile du président du Parti social démocrate (Psd), Bruno Amoussou avec qui, il a échangé sur la situation politique nationale. Au-delà des échanges, c’est l’esprit d’humilité et d’ouverture de Boni Yayi qui est à saluer prouvant ainsi que la gouvernance concertée contenue dans son programme de société n’est pas un vain mot.
Par : Edgar GNIMAVO
Fidèle à sa logique d’apaisement du climat politique national, le président de la République, Boni Yayi était en début de semaine au domicile de Bruno Amoussou, président du Parti social démocrate (Psd). Cette visite qui intervient une semaine après celle rendue à la présidente de la Renaissance du Bénin (Rb), Rosine Vierya Soglo, démontre s’il en était encore besoin l’humilité dont fait montre le Chef de l’Etat qui tient tellement à la paix, à l’unité et la concorde nationales, comme à la prunelle de ses yeux. Ceci est d’autant plus vrai que c’est Bruno Amoussou qui a demandé l’audience et dans l’ordre normal des choses, c’est le demandeur qui fait le déplacement. Mais, le Chef de l’Etat, contre toute attente, a décidé d’aller le rencontrer à son domicile. Les deux personnalités ont en effet échangé sur son ouvrage « Mon combat pour l’Afrique » paru à Paris mais comme il faut s’en douter le plat de résistance a été la situation politique nationale. Dans son programme d’action en effet, le président Boni Yayi a accordé une place de choix au dialogue national et à la gouvernance concertée. C’est ce qui explique que, depuis trois ans qu’il est à la tète du Bénin, le Chef de l’Etat a privilégié ce mode de gestion. On se rappelle encore, au plus fort de la crise politique caractérisée par le blocage des Institutions de la République surtout l’Assemblée nationale, Boni Yayi n’a pas hésité à échanger avec les ténors de la classe politique nationale à savoir Nicéphore et Rosine Soglo, Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto et Antoine Kolawolé Idji. Le chef de l’Etat est descendu de son piédestal pour tendre la main à toutes ces personnalités afin que la paix revienne conformément à la gouvernance concertée qui lui est si chère. En son temps, cette ouverture d’esprit et cette perméabilité aux critiques constructives ont permis de décrisper la situation politique nationale. C’est d’ailleurs dans cette logique d’ouverture d’esprit que le président de la République rencontre de façon périodique les leaders politiques. La visite au leader du Psd est à classer dans ce registre. Même si le chef de l’Etat et ses hôtes n’ont pas la même vision des choses, il tient néanmoins à échanger avec eux, car après tout le Bénin est un et indivisible. Ce vœu qui est si cher à Boni Yayi est traduit quotidiennement dans les faits et gestes même si certains leaders refusent souvent sa main tendue. Tout compte fait, le comportement de Boni Yayi envers ses adversaires politiques, est la preuve que, dans le jeu politique, le dialogue et l’humilité sont des vertus cardinales qu’il ne faut négliger sous aucun prétexte.
Boni Yayi prend un bain de foule au kiosque à journaux de la morgue
Le kiosque à journaux sis à coté de la morgue non loin du camp Guézo a reçu lundi dernier un visiteur peu ordinaire. Il s’agit du président de la République qui, de retour de la visite rendue au président du Psd, Bruno Amoussou à son domicile sis à la Patte d’Oie, a marqué un arrêt à cet endroit qui grouille habituellement de conducteurs de taxi-motos communément appelés « zémidjan ». Cette visite pour le moins inattendue de Boni Yayi qui n’était pas accompagné par la presse a suscité une liesse populaire. Immédiatement, la foule de curieux s’est agrandie et personne ne voulait se faire conter l’événement. Tout le monde voulait voir et toucher si possible le Chef de l’Etat qui a profité de l’occasion pour prendre un bain de foule. Comme il fallait s’y attendre, le président Boni Yayi a été assailli de questions par cette frange de ses compatriotes et c’est volontiers qu’il a répondu aux préoccupations soulevées par les uns et les autres. Après avoir passé quelques minutes avec ses amis « les zémidjan », le Chef de l’Etat a pris congé d’eux en espérant les revoir très bientôt.