L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Après avoir passé quelques jours à l'étranger suite à sa démission du G13, Rachidi Gbadamassi est de retour, hier, pour, dit-il, «sauver la démocratie béninoise». Dans une déclaration à la presse nationale au Salon d'honneur de l'Aéroport international Cardinal Bernadin Gantin, l'ancien maire de Parakou à mis en garde ses amis d'hier des «G et F» qui passent tout leur temps à le «saboter». Il est allé très loin en leur déclarant la guerre, s'ils continuent «leur sale besogne».
Annoncé à grands renforts médiatiques, le retour «triomphale» de l'ancien maire de Parakou Rachidi Gbadamassi devient enfin une réalité! L'homme a regagné le bercail hier aux environs de 19 heures 30 minutes à bord d'un vol régulier d'Air France. A sa descente d'avion, il a été accueilli par des dizaines de sympathisants venus notamment de Parakou.
Cinq conseillers communaux G13 de Parakou étaient dans la délégation. Juste après sa descente, soit à 19 heures 45 minutes, il a franchi les marches du Salon d'honneur de l'aéroport international Bernardin Cardinal Gantin pour répondre aux préoccupations de la presse nationale. Rachidi Gbadamassi, le dernier transfuge du G13, a préparé une déclaration déjà écrite depuis son lieu de «refuge».
Devant la presse, il a confirmé son départ du G13, afin de «sauvegarder la démocratie». Selon lui, c'est parce que les intérêts de la Nation ne se retrouvent pas dans les luttes que mène l'opposition non déclarée qu'il a décidé de se retirer de ce bloc purement mécanique. C'est vrai qu'il a abandonné l'opposition déguisée. Mais Rachidi Gbadamassi affirme qu'il ne va pas se loger au sein des Fcbe ni dans la mouvance présidentielle. «Je suis désormais un indépendant au Parlement», a-t-il précisé.
Vêtu d'une tenue d'été, Rachidi Gbadamassi a profité aussi et surtout de l'occasion pour mettre sérieusement en garde ses anciens amis des «G et F» qui, depuis son retournement de veste, ne cessent de tirer à boulets rouges sur sa personne. Ils ne cessent de le traiter de tous les noms. Il menace de leur répondre désormais du tac-au-tac, car, selon lui, «trop c'est trop». Rachidi Gbadamassi ne comprend pas pourquoi ses amis d'hier se permettent le luxe de le vouer aux gémonies alors qu'il avait passé tout son temps à servir leur cause. Il
n'arrive pas à comprendre les attaques personnelles dont il fait l'objet depuis qu'il a annoncé qu'il n'est plus dans la logique de blocage du fonctionnement de l'Etat, notamment de l'Assemblée nationale. A toute personne qui s'attaquera dorénavant à sa personne, il promet de donner la réplique appropriée. Allusion faite ainsi à ses amis du G13 qui passent tout leur temps à le critiquer négativement, après l'avoir utilisé contre le pouvoir en place. Chaque fois que le besoin se fera sentir, l'ancien maire de Parakou a pris l'engagement de rompre le silence. Il promet même de faire des révélations troublantes sur le fonctionnement des «G et F» s'ils continuent de le diaboliser. C'est dire qu'après son retour, Gbadamassi réserve des surprises désagréables à ses camarades de lutte d'hier.
Déjà, il a pris l'engagement de convaincre d'autres députés G13 à le rejoindre. Il a surtout fait allusion à son ami Issa Salifou. «La récréation est terminée. L'heure du développement a sonné. Si c'est un mauvais choix que j'ai fait, que Dieu me punisse pour cela. Mais si c'est un bon choix, qu'il m'aide à rallier d'autres amis du G13 à la cause du Dr Boni Yayi», a indiqué Gbadamassi.
Léonce HOUNGBADJI