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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Invité de l’émission « Question d’actualité » : Maxime Houédjissin dénonce un complot contre le régime Yayi

Le Directeur général de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa), ancien député à l’Assemblée nationale, Maxime Houédjissin était l’invité, dimanche dernier, sur l’émission « Question d’actualité » sur Golfe télévision. Il s’est agi d’une analyse de la situation politique au Bénin. Sans équivoque, il dénonce les prédateurs de l’économie nationale et invite le président de la République à ne pas baisser la garde dans sa lutte pour un Bénin émergent.

Par : Barnabé HOUNKANRIN

« Le président Boni Yayi doit savoir qu’il est en face de grands animaux politiques et qu’il a besoin de gourdins et non de carottes et de fleurs pour les affronter », estime Maxime Houédjissin, le directeur général de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa). Pour l’homme, le mobile de la guéguerre politique actuelle réside dans la volonté du chef de l’Etat à assainir et à sécuriser les recettes de l’Etat. Toute la clique politique liguée aujourd’hui contre lui est celle qui n’a plus accès au gain facile comme c’était le cas auparavant. Et pour échapper à une punition, beaucoup de ceux-là ont pu trouver refuge à l’hémicycle et se livrent à une guerre sans merci afin que le pouvoir n’arrive à les démasquer un jour, peut-on retenir des déclarations de Maxime Houédjissin. Parlant des dernières élections communales et locales, Maxime Houédjissin dénonce la Céna « calamiteuse et incendiaire » qu’a dirigé Pascal Todjinou. Pour lui, tout le problème se situe au niveau de cette Céna qui, à en croire ses propos, aurais attribué les sièges selon ses convenances politiques. Il déclare avoir été victime lui-même de la magouille de la Céna 2008. Toutes les révoltes qui s’en sont suivies ont amené le gouvernement à limiter les vagues de protestation en procédant à l’installation progressive des conseils communaux. Parlant du procès d’ethnocentrisme qui est fait au chef de l’Etat, Maxime Houédjissin fait des révélations. « En 1991, quand le président Soglo formait son premier gouvernement, il y avait 07 Aboméens sur les 19 membres », a-t-il déclaré. Il relance le débat sur le nombre de Nagos que le président Boni Yayi aurait mis dans son gouvernement pour contrer ce genre de procès. Houédjissin n’a pas occulté la politique d’auto-victimisation que pratiquent certains politiciens pour se faire une bonne publicité. Il a également dénoncé les blocages successifs à l’Assemblée nationale, blocages qui occasionnent des pertes pour l’Etat et le peuple béninois.

Les finances publiques désormais assainies

Selon Maxime Houédjissin, le malheur de Boni Yayi est qu’il a réussi à capter les recettes qui échappaient au trésor public. « Il faut démasquer et punir ceux qui ont pillé l’économie nationale à travers des pratiques peu orthodoxes car ils ont provoqué des manques à gagner au pays », estime Maxime Houédjissin. Pour lui, la lutte contre l’évasion fiscale et la gestion rigoureuse des finances publiques sont à la base de la cabale qu’a ouverte une partie de la classe politique contre Boni Yayi. Il voit en la stratégie actuelle des opposants, des manœuvres malsaines pour mettre le pays à genoux comme ce fut le cas en 1996 contre l’ancien Président Nicéphore Soglo. En ce qui concerne l’escorte, le Dg de l’Archa loue les efforts de Boni Yayi qui est parvenu à mobiliser plus de 45 milliards de fonds de l’escorte en moins de trois ans.

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