Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Publicité

Bilan des trois ans du changement sur l’Ortb : Sèhouéto, Lafia et Amegbédji dans un débat contradictoire

Le bilan des trois ans du président Boni Yayi au pouvoir était au menu de l’actualité toute la semaine écoulée. Sur la télévision nationale, dimanche soir, trois invités dont un de la société civile et deux politiques se sont donnés, dans un débat contradictoire, à l’exercice d’un bilan de trois années de gouvernance de l’ère du changement.

Par : Barnabé HOUNKANRIN

Le ministre Sacca Lafia, président du parti UDS, membre de la majorité plurielle était face à Lazare Sèhouéto, président du parti Force Clé, membre des partis de l’opposition. Urbain Amegbédji, membre de la société civile, représentant le Centre Africa Obota (Cao), était le troisième invité. Dans un débat apaisé, les trois invités ont passé au peigne fin, quelques grands aspects de la gestion du président Boni Yayi. Si pour Lazare Sèhouéto, le bilan des trois années n’est pas reluisant, le ministre Sacca Lafia apporte la contradiction aux propos de son vis-à-vis. Mais la partie civile, sans peser d’un côté, essayait de faire l’équilibre entre ce qui a marché et ce qu’il faut revoir.

Un climat politique peu satisfaisant

L’essentiel du débat était focalisé sur la question politique avec le climat velléitaire qui caractérise un groupe de partis politiques, qualifié à tort ou à raison de ‘’l’opposition non déclarée’’. Et à ce sujet, le ministre Sacca Lafia n’a pas eu la langue de bois envers ce groupe de partis politiques. Mais pour Lazare Sèhouéto, il ne s’agit pas d’une « opposition non déclarée », mais d’une opposition au pouvoir en place. Mais quand on se rappelle que la loi sur le statut de l’opposition a été promulguée par le gouvernement, il y a quelques mois, il se pose une question : pourquoi n’y a-t-il pas une opposition déclarée jusqu’à ce jour ? A cet effet, Urbain Amegbédji désavoue le bloc de l’opposition qui rejette en bloc le statut de l’opposition, même s’il y relève, lui-même, des insuffisances. Pour lui, la promulgation de ce document a été le fruit d’une longue lutte de la société civile ensemble avec les partis politiques. Ne pas l’accepter avant d’y apporter des améliorations ne serait pas la bonne manière de la part de l’opposition. Mais le ministre Sacca Lafia y voit un manque d’initiatives de la part de ce bloc de l’opposition, aujourd’hui majoritaire à l’Assemblée nationale. Selon lui, le bloc des G et F pouvait profiter de sa majorité au parlement pour faire des propositions concrètes en vue de corriger un certain nombre de choses qu’il condamne aujourd’hui. Sacca Lafia demande une déclaration officielle d’opposition à ses amis d’en face, ce que, apparemment, Sèhouéto et les siens ne sont pas encore prêts à faire.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article