L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Les députés de la cinquième législature sont convoqués hier à une séance plénière aux fins de connaître de deux dossiers brûlants : l’examen du projet de loi instituant le médiateur de la République et celui du rapport sur la proposition de loi organique portant modification des articles 11, 16, 18 et 35 de la loi organique No 92-21 du 21 août 1992 relative à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac).
Mais contre toute attente, la plénière n'a pu s'ouvrir, en raison de l'absence des deux secrétaires parlementaires. Après avoir tiré les leçons de cette situation « délicate », le président de l'institution, le professeur Mathurin Coffi Nago, a du reporter la séance à jeudi prochain. Des indiscrétions proches du parlement indiquent que le premier secrétaire parlementaire est indisponible depuis plusieurs semaines.
Le député Joachim Dahissiho aurait même déposé un certificat médical au président Nago pour lui demander quelques jours de repos allant du 25 mars au 1er avril 2009. Le délai demandé est expiré mais l'honorable n'a pas fait signe de vie. A cela s'ajoute le cas de la deuxième secrétaire parlementaire, Amissétou Affo Djogbo, qui, selon le député Hélène Aholou-Kèkè, a fait savoir hier seulement qu'elle aussi est malade.
Les travaux à l'Assemblée nationale sont alors bloqués, puisque selon le règlement intérieur de l'institution, aucune plénière ne peut se tenir en l'absence des deux secrétaires parlementaires. Et c'est ce drôle d'absence à tous les niveaux qui amène des observateurs à se demander si « cette stratégie » n'est pas encore un « coup politique ». A qui, il pourrait bien faire plaisir ? Seuls les jours à venir nous le diront.
Léonce HOUNGBADJI