L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Le supposé député disparu reviendra-t-il ce jour à l’Assemblée nationale ? C’est la principale question qui agite les esprits au regard du contexte politique actuelle qui a cours au Parlement après son absence à polémiques diversement appréciée de la clase politique.
La démission du député Chabi Tokou Dari nourrit des commentaires qui vont bon train et place le pouvoir au cœur d'une manœuvre d'intimidation. La question avait déjà été dans une certaine à la base du blocage observée jeudi dernier au Parlement. Les contours pas trop clairs de sa démission avait conduit les G et F qui avait boycotté la séance du jeudi. Ils avaient laissé les Fcbe continuer les travaux de désignations des représentants au sein des parlements régionaux.
Par la suite, la dernière plénière a été même carrément repoussée à ce jour sans une explication claire de la part du Président Mathurin Nago. Alors que les principaux points inscrits à l'ordre du jour sont importants et doivent permettre à l'Organe présidentiel de médiation (Opm) du Professeur Albert Tévoédjrè de connaître son sort en ce qui concerne sa légalité.
De même, la loi portant modification des textes de la Haute autorité de l'audiovisuelle et de la communication (Haac) devrait être étudiée. Ces deux points, compte tenu de l'enjeu qu'ils représentent intéressent bien les députés. Mais l'absence de Tokou Dari qui ne cesse de susciter des vagues aura-t-elle d'impact sur la tenue de la session? Difficile de le savoir. Ce qui est fondamental est que la session extraordinaire doit être clôturée jeudi. Mais avec quel bilan?
Difficile également de le savoir car jusqu'à nouvel ordre, seules les désignations à polémiques peuvent être le bilan des députés dans le cadre de cette session extraordinaire. Dans ces conditions, nombreux sont ceux qui se demandent déjà si les honorables députés de la cinquième législature ne veulent pas renouer avec l'ancienne méthode qui consiste à passer le temps à tirer sur des questions d'intérêts politiciens au détriment des problèmes du peuple.
L'inquiétude est encore plus grande quand on mesure le coût d'une session perdue, une manne financière que paie le contribuable. Il revient donc aux représentants du peuple de savoir raison garder pour s'occuper de leurs activités parlementaires pour le bonheur des populations qui ne demandent pas mieux.
Cécil Ahouélété ADJEVI