L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le ministre de sports Etienne Kossi a fixé la date du 1er avril à son administration afin que des propositions concrètes lui soient faites par rapport aux montants des salaires à payer aux sélectionneurs nationaux nommés. Malheureusement, à ce jour, c’est le statu quo.
Par : Sosthène SEFLIMI
A ce jour, il n’est pas possible de savoir ce qui est prévu comme salaire à payer aux encadreurs techniques des sélections nationales de catégorie d’âge. Le ministre a mis la charrue devant les bœufs en commettant la bévue de prendre l’arrêté portant nomination des sélectionneurs nationaux sans s’être rassuré de la disponibilité des moyens. Mais qu’à cela ne tienne, les instructions données par Etienne Kossi, dans sa volonté de se rattraper devraient être suivies rigoureusement. La nonchalance de l’administration du ministère des sports explique donc le statu quo. Et, c’est la rigueur d’Etienne Kossi qui est mise à l’épreuve. Dans un pays où les championnats de catégorie d’âge ne s’organisent pas, la participation aux compétitions internationales suppose la conception d’un plan de détection sur une période de près de 4 mois et la mise en place d’un groupe qui suit un programme de formation physique, technique et tactique entrecoupé de matches amicaux sur une période de 3 à 4 mois. Les contre-performances de l’administration du ministère des sports risquent d’être le point de départ des débâcles futures des Ecureuils cadets et juniors. Avant même le lancement officiel des éliminatoires des Championnats d’Afrique cadet et juniors, les sélections béninoises de catégorie d’âge sont d’ores et déjà mal parties. La nomination des encadrements techniques nationaux à grands renforts de publicité n’était finalement qu’un simulacre d’avancée, une réponse ponctuelle à une pression de la presse et de la rue devenue trop grande.