L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Susciter un engagement politique en faveur de la recherche et de la lutte contre les maladies tropicales négligées, en l’occurrence l’ulcère de Buruli, c’est l’objectif de la réunion de haut niveau qui a ouvert ses travaux, ce lundi 30 mars 2009 au palais des congrès de Cotonou. Outre les chefs de délégation de la Côte d’ivoire, du Nigeria, du Ghana, du Gabon, du Cameroun, du Congo et du Mali, le Président Boni YAYI a procédé à l’ouverture officielle des travaux en présence de son homologue togolais Faure Gnassingbé.
Au cours des travaux prévus pour durer quatre jours, les participants feront le bilan des progrès accomplis et passeront en revue les problèmes techniques et opérationnels liés à la lutte contre l’ulcère de Buruli. Les assises de Cotonou se veulent un creuset pour le renforcer le partenariat en vue de la mobilisation des ressources en faveur de la lutte et la recherche sur l’ulcère de buruli. Pour preuve la présence à ses assises des Présidents de la Fondation Raoul Follereau Luxembourg et France, et le représentant régional pour l’Afrique de l’OMS. Dans son discours à l’ouverture, le Président Boni YAYI a dit l’espoir qu’il place en ses assises. Selon lui, la réunion de Cotonou est le « symbole de la solidarité africaine et institutionnelle autour d’une maladie qui frappe une partie vulnérable de la population africaine. » En vue de la tenue de la réunion de Cotonou, les principaux acteurs de la lute anti buruli se sont concerté à plusieurs reprises pour énoncer la déclaration dite de Cotonou. Cette déclaration met l’accent sur le renforcement des recherches en laboratoires et l’intensification de l’éducation et la sensibilisation autour de la question de l’ulcère de buruli. La déclaration recommande le dépistage au stade précoce de la maladie, l’accès gratuit aux soins de sante et aux antibiotiques spécifiques pour les malades, l’amélioration de la cartographie de prévention de la maladie, la mobilisation de ressources additionnelles et la mise en place d’une stratégie régionale endémique contre l’ulcère de buruli. L’Ong Water For all Children-africa présidée Mme Solange YAYI- ALLECHI, initiatrice de la rencontre, lutte depuis plusieurs années pour le bien être des malades souffrant de l’ulcère de Buruli et autres maladies liées à l’environnement. Elle aide les milieux défavorisés à avoir accès à l’eau potable par la réalisation de forage, puits et d’ouvrages d’hygiène et d’assainissement.
Source : La cellule de Communication de la Présidence de la République.