L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
M. Kérékou aura su faire preuve d’intelligence et donné l’exemple d’un homme sage et digne en désavouant une « aristocratie du ventre » lorsqu’il se rendit compte, enfin, qu’elle ne se composait que d’ « intellectuels tarés ». M. Kérékou aura beau été illettré, il avait sans nul doute beaucoup plus d’ambition pour sa patrie que les rapaces qui se sont servies de lui pour leur propre cause.
L’histoire lui donne encore raison aujourd’hui, car cette « aristocratie » est non seulement composée « d’intellectuels tarés » mais aussi doublés d’amnésiques moribonds qui n’arrivent plus à distinguer un docteur (ès sciences économiques) d’un docteur (ès sciences médicales). L’arrivée à un âge honorable, doit permettre à un homme ou une femme, en véritable patriote de son pays, d’apporter un conseil et/ou tout avis constructif qui aiderait à avancer ensemble pour trouver des solutions idoines et non pas pour contribuer à pourir le climat socio-politique de sa nation par ennui ou par besoin de se sentir encore exister. M. Bhêly-Quenum déçoit par sa lettre mais est-ce étonnant ?
« Le Bénin quartier latin de l’Afrique, exemple de démocratie. »
Si, au départ, l’élève (le Bénin) avait une intelligence qui pouvait menacer la position du maître (le colon), ce dernier l’a si vite compris qu’il a donné à l’élève une simple phrase, qui s’apparente à un miroir aux alouettes dans lequel l’élève peut se contempler et s’auto-admirer jusqu’à se laisser endormir et tomber dans les eaux troubles de l’orgueil et de l’autosatisfaction ; il s’y enlisera jusqu’à se noyer dans son propre sous-développement ou plutôt jusqu’à orchestrer l’assassinat de son peuple en lui refusant ses droits les plus élémentaires tels que celui d’être écouté et entendu, d’être instruit, d’avoir un travail, d’être nourri et d’avoir un toit décent. Bel exemple de démocratie en effet…
LE DEVELOPPEMENT SE FAIT PAR L’ACTION et non par des phrases du passé constamment recyclées. Cette phrase est à replacer dans le contexte historique d’une époque révolue (l’Histoire) ; le bel âge de M. Bhêly-Quenum (qui force mon respect) ne me donne pas tort. On doit se servir de cette Histoire pour apprendre à nos enfants comment concretiser l’intelligence à travers des actions constructives ; nous ne devons certainement pas suivre des élites d’une époque qui, non seulement refusent de céder la place à la jeunesse mais refusent également de leur transmettre un savoir et vivent comme si le temps s’était suspendu à l’époque coloniale.
Ainsi, pendant qu’au 21ème siècle, au Bénin, l’aristocratie à travers « ses petits faits de prince » s’évertue à faire de la rhétorique et des déclamations avec emphase dans les différentes assemblées du pays - qui leur servent parfois de ring où s’échangent coups de poings et insultes en tout genre - le reste de l’Afrique (que dis-je du monde) continue d’avancer et de progresser puisque ce sont des idées constructives et des réalisations concrètent qui font progresser vers le développement. Mais personne ne vous en veut de n’en avoir pas eu.
Sur le site : http://illassa-benoit.over-blog.com/article-26547098.html (sans vouloir faire de la publicité à un mauvais site) on peut lire ce qui suit : « … j’étais informé du recul de la démocratie, bien avant la publication du rapport de Reporters sans frontières », a indiqué Olympe Bhêly-Quenum au Président de la République. Ce rapport que les courtisans du Chef de l’Etat ont contesté est mis en évidence plus tard par celui publié par Amnesty international. Même sur le plan des affaires, le Bénin est déclassé. Un cocktail d’irrégularités enregistré en moins de deux ans à l’ère du changement. Tout citoyen qui tente de dénoncer ces irrégularités est littéralement stigmatisé. Les marcheurs se mobilisent et les insulteurs publics montent au créneau ».
Alors je m’interroge : Existerait-il au Bénin - plus qu’ailleurs - une volonté qui consisterait à conspirer « en catimini » et/ou dans un silence coupable (une espèce de connivence tacite) pour pourchasser, attrapper et livrer les enfants du pays qui sont les plus valables, les plus travailleurs pour qu’ils aillent cultiver les champs étrangers ? Ce n’est pas pour rien qu’on trouve à Paris plus de médécins, scientifiques et enseignants béninois plus qu’au Bénin. La question est posée. Ma réponse est que cette « façon de faire esclavagiste » ne passera pas par moi.
Existe-t-il vraiment des « insulteurs publics » : est-ce un métier ça ? rémunère t-on vraiment des gens pour cela ? Ne vous vantez pas avec le pire qu’il y a en vous mais faîtes ressortir le meilleur en brillant par une « béninoiserie positive » qui ferait barrage aux moqueries et autres méchancetés dictées par les aigreurs des uns et des autres.
Le développement d’un pays passe tout d’abord par son agriculture, ses infrastructures, sa politique sociale (éducation, santé, logement), ses réseaux routiers, maritimes, aériens et ferrés qui permettront de :
désenclaver les populations qui sont encore bien isolées sur le territoire,
améliorer et sécuriser les conditions de travail et de vie des citoyens,
faciliter le transport des marchandises agricoles à travers le pays mais aussi vers l’extérieur,
favoriser l’installation et la confiance des investisseurs, et le travail de la société civile, etc,
jouer un rôle dans la sous-région mais aussi sur l’échiquier international à l’heure où la mondialisation et la globalisation exigent que les nations fassent entendre leur voix et acquièrent une certaine visibilité lors des négociations internationales…
La vision politique du Docteur Yayi Boni est certes ambitieuse mais elle peut déjà se constater en deux années à peine par :
l’existence d’un budget de l’Etat digne de ce nom,
le paiement des arriérés salariaux et autres dettes,
la gratuité de l’enseignement dans les écoles maternelle et primaire publiques depuis 2006,
la relance des chantiers agricoles,
le recrutement de fonctionnaires,
l’accord de microfinance pour les plus démunis,
le soutien financier pour favoriser la création d’emploi des jeunes et les activités des femmes,
la prise en charge des soins pour les césariennes et les enfants de 0-5 ans, etc… (sans vouloir paraphraser l’excellent texte de M. Kokouvi)
De plus, elle cherche à rassembler tous les fils et filles de bonne volonté à travers les différentes forces du pays, dans le but de mettre en place une économie pérenne et produire des richesses profitables à tous les béninois sans exception et à tous les niveaux.
D’où la nécessité de soutenir et d’appuyer les actions que mène le Président de la République.
Je fais partie de la diaspora béninoise et je récuse les dires reportés par M. Spéro Assegbe selon lesquels « la diaspora béninoise abandonne Yayi et désavoue son gouvernement ».
Ces allégations sont étonnantes et je ne me sens pas du tout concernée par le sentiment de ces béninois de l’extérieur ; lesquels après avoir fait des pieds et des mains pour soutenir l’élection d’un homme, non pas par devoir patriotique pour le bien collectif d’une nation, mais pour le bénéfice d’un poste, retournent leur veste car ils ont le sentiment de ne pas avoir de « retour » d’ascenseur du Président. On les voit bien ceux qui ont passé des années à l’éxtérieur de leur pays d’origine et n’auront brillé que par la médiocrité et l’absence d’initiatives. Ils auront été « inutiles » à leur pays car aucune plus value ne vient de leur part renforcer l’éffort de construction nationale.
Certains, à l’instar de leurs pères avant eux, traineront leurs noms dans la boue en produisant des faits d’escroqueries en tout genre, salissant par là-même la réputation de tous les ressortissants d’un pays. C’est à se demander s’ils sont vraiment béninois et s’ils aiment vraiment le Bénin...
Comment peut-on avoir confiance en des gens médiocres, aigris et rancuniers qui, aujourd’hui, se lèvent pour s’improviser porte-parole de toute une diaspora ?
Sirena