L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Il y a une semaine, les contractuels recrutés sur « Mesures sociales » des centres hospitaliers départementaux ont organisé une grève sans service minimum reconductible chaque semaine. Le Président de la République, Boni Yayi, a désamorcé la crise samedi dernier lors de la rencontre qu’il a eue avec les responsables syndicaux. Conséquence, les agents contractuels sursoient à la grève qui devrait reprendre aujourd’hui au grand bonheur des malades qui voient déjà la mort frapper à leurs portes.
Par : Matini MARCOS
Les malades des centres hospitaliers départementaux, ainsi que ceux admis au Centre national hospitalier universitaire(Cnhu) et à l’hôpital de la mère et de l’enfant (Homel : ex Lagune) ont dû pousser un ouf de soulagement, ce jour mardi, où il était prévu par les agents de santé la reconduction des grèves perlées. Fort heureusement, la rencontre fructueuse que le Président de la République a eue avec les responsables syndicaux a porté ses fruits. Les grévistes ont décidé de rengainer en attendant que la Commission mise en place pour étudier les différents problèmes liés aux primes, au reversement des contractuels comme agents permanents de l’Etat, et autres, dépose son rapport. En attendant, le paiement des primes de motivation dont l’interruption fait partie des motifs de grève, devrait être poursuivi conformément aux décisions prises le samedi dernier à la salle du peuple de la Présidence de la République. Toutefois, les grévistes les plus radicaux disent qu’ils sont prêts à reprendre les hostilités si les promesses ne sont pas tenues. Pour d’autres, en augmentant de 15% le SMIG et en donnant son accord de principe pour que le paiement des primes de motivations se poursuive, Boni Yayi a donné la preuve qu’il est sensible à leurs conditions de travail et à la vie des malades et par conséquent, on devra lui accorder une trêve.