L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Les jeunes de la coalition « G » et « F » ont récidivé, ce week-end, dans leur démarche critique contre les actions du régime Yayi. Ils ont plaidé dans un style allégorique pour le changement du chauffeur en 2011. Un discours politique, semble-t-il, immature qui n’offre pas d’autres alternatives aux Béninois.
Par : Arsène AMETOYONA
Les jeunes de la coalition nationale des « G » et « F » seraient à la quête d’un thème de campagne. A la faveur d’une énième sortie médiatique, ce week-end, au siège du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep), ces jeunes épaulés par le premier adjoint au maire de la ville de Cotonou, Léhady Soglo et le secrétaire général du Parti du renouveau démocratique (Prd), Moukaram Badarou, ont fait le procès de l’équipe gouvernementale. A en croire leurs propos, le régime Yayi serait en train de naviguer à vue. En trois (3) ans de gestion des affaires publiques, le gouvernement aurait brillé par son échec sur toute la ligne. Echec au plan social, échec au plan économique et échec au plan politique, ont-ils énuméré. Ils proposent comme alternative dans un style allégorique le changement du chauffeur en 2011. Pour d’aucuns, le président Boni Yayi est désormais du passé et nul ne peut empêcher son départ lors de la prochaine consultation présidentielle.
Un discours creux
Le contrôle de l’action gouvernemental relève des prérogatives majeures de l’opposition, fut-elle non déclarée, dans un système démocratique. On concède alors aux jeunes de la coalition « G » et « F » le droit de porter des critiques constructives sur la gestion du régime Yayi. Mais hélas, ils n’ont pu convaincre dans leurs ripostes. Le choix du discours est souvent mal fait si ce n’est autour de l’allégorie voiture-chauffeur à changer. Lors de leur sortie médiatique du week-end, ils ont égrené le chapelet des échecs : social, économique et politique. Un argumentaire dépourvu de contenu et de réalisme face aux nombreuses réalisations à l’actif du gouvernement en place. Il est aujourd’hui un secret de polichinelle que le gouvernement du président Boni Yayi a fait des avancées considérables dans les secteurs sociaux et économiques. A preuve au plan social, les enseignants vacataires et même contractuels de l’Etat ont vu leur situation améliorée. Ceux qui étaient, par le passé, pris en compte par les parents d’élèves sont désormais pris en charge par le gouvernement. Plusieurs primes leur sont payées. Certains d’entre eux ne cachent pas leur satisfaction au regard des nouvelles conditions offertes par le gouvernement du changement. Ces efforts du gouvernement traduisent, loin s’en faut, l’accalmie manifeste observée jusque-là dans la conduite des programmes d’enseignement pour le compte de l’année scolaire 2008-2009. Aucune perturbation n’est enregistrée à la date d’aujourd’hui. Dans le secteur de la santé où on enregistre encore des réactions, le gouvernement est victime de sa volonté d’octroyer les primes de risque et de motivation aux agents du secteur. Une bonne frange perçoit déjà lesdites primes. Les négociations se poursuivent actuellement dans la perspective de généraliser le payement à tous les agents de la corporation. Les auxiliaires de justice sont également pris en compte. D’ailleurs, ils rencontraient, ce jour, le ministre de la justice pour poursuivre également les négociations par rapport au payement des primes. D’autres secteurs négligés par le passé sont aussi pris en compte.
Des efforts de faits en économie
Au plan économique, de 600 milliards de francs Cfa en 2006, le budget de l’Etat, exercice 2009 est passé à plus 1000 milliards de francs Cfa. Et des efforts sont encore en cours, à travers des réformes conséquentes, en vue de l’accroître sensiblement les années à venir. L’Organisation commune Bénin-Niger (Ocbn) vient d’être révolutionnée avec l’acquisition de trois locomotives neuves. Trois (3) autres sont en voie de commande. Plusieurs sociétés d’Etat et para-publiques sont en voie de modernisation à l’instar de la Sobemap. Le Port autonome de Cotonou a également atteint sa vitesse de croisière. Dans le domaine des infrastructures, le Bénin abritera son premier échangeur, celui du carrefour Godomey avant 2011. Des passages supérieurs sont construits au grand bonheur des usagers de Cotonou. Des voies construites et aménagées à l’intérieur du Bénin. La quasi-totalité des douze (12) départements sont en chantiers. Certains sont déjà livrés. D’autres sont en attente d’être livrés. Des classes sont construites au profit des écoliers. Des plans de construction sont encore en étude afin de doter plusieurs établissements publics de salles de classe. Les réalisations sont énormes.