L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le Président de la République, Boni Yayi, s’est entretenu avec les responsables des centrales syndicales à la Salle du peuple du Palais de la République, le samedi 21 mars 2009. D’importantes décisions ont été prises et pour une fois dans l’histoire syndicale, les syndicats sont sortis du Palais de la République, rassurés.
Par : Matini MARCOS
Le chef de l’Etat, Boni Yayi, vient de prouver qu’il n’est pas resté insensible aux grèves perlées des personnels administratif et paramédical, des agents permanents de l’Etat, ainsi que des agents recrutés sur « Mesures sociales ». Des grèves qui malheureusement ont causé des pertes en vie humaines. Le Président Boni Yayi en rencontrant le samedi dernier, les responsables des centrales syndicales, n’a pas fait la langue de bois. Il leur a prouvé la situation difficile que traversent même les grandes puissances économiques, ce qui a des répercussions sur les économies faibles que constituent les pays les moins avancés dont le Bénin. Le secrétaire général de la CSA-Bénin, Dieudonné Lokossa a félicité Boni Yayi d’avoir pris la décision de prendre le décret sur l’augmentation de 15% du Smig le mercredi prochain. Il convient de rappeler que les négociations entre le patronat et les syndicats des travailleurs sur l’augmentation du Smig avaient été entamées depuis l’année passée. Il ne restait que la décision du gouvernement et Boni Yayi vient de franchir le Rubicon. Le Secrétaire général de la COSI, Georges Glèlè Kakaï et la deuxième secrétaire générale de la COSI, Laurence Monteiro ont tous salué l’effort du gouvernement qui a pris la décision de poursuivre le paiement des primes de motivation à tous les agents qui n’ont pas encore perçu. Autre motif de satisfaction est la mise en place d’une Commission qui permettra d’étudier à fond, les problèmes de prime de risques et autres, et qui ont provoqué les grèves perlées dans les centres de santé avec leur cortège de deuil. La particularité de cette rencontre est que pour la première fois, les responsables syndicaux à l’issue d’une rencontre ont été rassurés. Même le Secrétaire général de la CSTB, Gaston Azon, reconnu pour sa pugnacité, a reconnu la justesse des arguments évoqués par Boni Yayi sur les difficultés que traverse le Bénin sur le plan économique. Du coup, la tension sociale qui était palpable s’est considérablement relâchée. En attendant, la Commission mise en place à cet effet doit se mettre résolument au travail.