L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La polémique autour des fonds des véhicules d’occasion suscitée par certaine classe politique ne peut longtemps durer. Un peu comme pour répondre aux instigateurs de la controverse, le gouvernement a donné une conférence de presse hier pour donner sa part de vérité. Il a tout simplement cloué le bec à ses détracteurs en panne d’arguments pour convaincre les populations, à deux ans des présidentielles de 2011. 10 ministres étaient face aux hommes des médias pour donner toutes les preuves de la mauvaise foi des opposants au Dr Boni Yayi.
Dix ministres du gouvernement étaient face à la presse hier pour sortir l’opinion publique nationale et internationale de la pénombre de la désinformation et d’intoxication au sujet des activités d’escorte dont se rendent responsables quelques figures politiques du Bénin. La conférence a tourné autour de deux points principaux. Il s’agit de la question de la non budgétisation des frais issus des activités d’escorte et celle du financement des microcrédits aux femmes plus pauvres. C’est le porte-parole du gouvernement, Victor Topanou, ministre de la justice, qui a planté le décor. Il a montré le non fondement des informations que distillent les politiciens dans l’opinion publique et dont la seule motivation est de discréditer le travail que le gouvernement du changement fait dans l’intérêt exclusif des populations. L’information a été confirmée par le ministre de l’Economie et des Finances, Souley Mana Lawani, et le ministre d’Etat Chargé de la Prospective et de l’Evaluation de l’Action Publique, Pascal Iréné Koupaki. Dans un langage de vérité et preuve à l’appui, ils ont fait la lumière sur ces divers sujets.
Budgétisation
Tout est clair ! Le gouvernement a pris des dispositions idoines pour mieux gérer les fonds issus de la gestion des véhicules d’occasion. C’est ce qui ressort des explications des ministres. En effet, un compte bancaire a été ouvert à cet effet et tout ce qui provient des activités d’escorte y est déversé régulièrement. Et c’est dans ce même compte que d’autres fonds sont gardés pour faire face aux dépenses urgentes qui sont inscrites dans la loi des finances. Sur cette base, on ne peut alors parler de non budgétisation. Ainsi, et contrairement à ce que véhiculent les esprits malsains, les frais des véhicules d’occasion ne sont pas pris comme une manne personnelle ou un patrimoine que le pouvoir se partage selon son bon vouloir. Ce n’est ni une caisse de résonance que le gouvernement manipule à sa guise. Les fonds sont gérés avec une propension à l’équité. Les détracteurs du pouvoir ne peuvent pas en réalité parler de non budgétisation. Preuve à l’appui, les ministres ont montré l’évolution de la situation depuis la prise du pouvoir du Président Boni Yayi.
Microcrédits
La désinformation au sujet des fonds qui alimentent les microcrédits aux femmes a été aussi dissipée par les ministres à cette conférence de clarification. Selon les allégations fantaisistes qui parlent même de la politisation de l’opération d’octroi des microcrédits aux femmes, les ministres ont exprimé leur consternation. Car, ce ne sont pas les frais des véhicules d’occasion qui alimentent les microcrédits aux femmes pauvres. Mais ce programme est soutenu pas d’autres fonds logés dans le même compte bancaire que ceux des activités de l’escorte. Et l’opération fait l’objet d’un appel d’offres. Ce sont les structures de microfinances qui gagnent, qui s’occupent de l’octroi des crédits. Cependant, soucieux des principes d’équité, le gouvernement a donné des instructions fermes afin qu’aucune discrimination ne soit faite sur la distribution. C’est en substance les explications données à ce sujet pour mieux éclairer l’opinion publique nationale. Ainsi, on ne peut douter de la bonne foi du gouvernement dans la gestion des frais de l’escorte et des microcrédits. Maintenant que la vérité a triomphé, les détracteurs de Boni Yayi doivent fermer leur grande gueule.