L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le rythme effréné de l’exploitation des énergies non renouvelables fait planer sur la planète-terre un danger réel. Ce qui a amène, les pays à explorer d’autres registres tels que les énergies renouvelables. Et le Bénin n’est pas du reste.
Par : Matini MARCOS
La course effrénée des pays développés et des pays émergents pour le développement économique a entraîné l’exploitation abusive des ressources énergétiques non renouvelables. L’exemple du pétrole est éloquent. En effet, les gisements du pétrole ne sont pas illimités et les études ont prouvé que l’exploitation abusive des ressources du sous-sol entrainera la raréfaction de ces ressources, ce qui présage d’une catastrophe économique annoncée. Conscients de cette réalité, le Bénin, à l’instar des autres pays du monde multiplie les rencontres par rapport à l’exploitation des ressources du sous-sol et en particulier à celles qui entrent dans la production des énergies, car sans énergie électrique, point de développement. C’est à cet effet qu’un colloque international avait été organisé en Allemagne, en janvier sur les ressources renouvelables telles que l’énergie fossile, l’énergie solaire, dont l’Afrique est pourvue. Le Bénin n’est pas resté du reste avec la participation du Ministre de l’énergie et de l’eau, Sacca Lafia. A en croire, le Ministre Sacca Lafia, pour combler le déficit énergétique, le Bénin explore également le domaine des ressources renouvelables telle que l’énergie solaire. En effet cette source d’énergie est intarissable, toutefois, l’exploitation de l’énergie solaire revient très chère. Mais il convient de noter que le temps joue en faveur des pays africains. Les technologies de mise en exploitation de l’énergie solaire étaient plus chères il y a dix ans. Aujourd’hui, cela revient moins onéreux, et avec l’évolution des technologies, on pourra acquérir des panneaux solaires sans grand frais, et c’est l’Afrique, le continent le plus pourvu en énergie solaire qui pourra enfin sortir des tumultes du délestage, des coupures intempestives du courant électrique, et de la dépendance énergétique
Le partenariat privé-public
Selon le Ministre de l’énergie et de l’eau, Sacca Lafia, un partenariat privé-public est envisagé dans le secteur de l’énergie. Les investisseurs privés pourront acquérir la technologie appropriée et produire l’énergie solaire et la vendre à l’Etat béninois qui, à son tour, la distribuera aux consommateurs et aux industries. L’avantage est qu’une fois, le transfert de technologie de l’énergie solaire accessible, l’économie béninoise pourra émerger.
Le prochain congrès international de Tunis
Le déficit énergétique qui secoue le Bénin, n’épargne guère les autres pays les moins avancés. Ce qui explique l’organisation de plusieurs rencontres internationales sur les énergies renouvelables disponibles, mais difficile d’accès. Le Congrès international sur les énergies renouvelables et l’environnement qui aura lieu du 19 au 21 mars 2009 à Tunis, capitale de Tunisie, est une Conférence multidisciplinaire portant sur la production, l’application et l’utilisation de l’énergie renouvelable et durable. Les thèmes du Congrès portent sur la diversification des sources d’énergie, le développement durable et la sécurité d’approvisionnement d’énergie. Ce congrès intéresse particulièrement les chercheurs, scientifiques, ingénieurs et praticiens impliqués dans les domaines de l’énergie et de l’environnement. L’avantage est de trouver une meilleure formule qui permettra de réaliser à moindre coût, le transfert des technologies vers les pays les moins avancés(PMA) au niveau des énergies renouvelables pour le bien- être de leurs populations. Les énergies renouvelables restent la porte de la survie de la planète-terre et une bouffée d’air pour l’économie des pays en voie de développement, comme le Bénin.