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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Trop de victimes du commerce de l’essence frelatée : La preuve que le « Kpayo » doit disparaître

Le transport de l’essence de contrebande sur des engins sans aucune précaution a encore fait des victimes. Pour une énième fois, ce sont les populations de Fidjrossè-Calvaire qui ont assisté à une horrible scène hier, produite par la collision de deux motos, l’une transportant de l’essence. Ceci doit amener les dirigeants à lutter efficacement contre ce commerce qui occasionne de fréquents incendies aux bilans très lourds.

Par : Hermann ADIMOU (Stag)

Les bombes roulantes causant des incendies sur les voies de Porto-Novo et celles de Cotonou, ont repris du service. Malgré l’interdiction du transport de l’essence par les tricycles, marque Vespa, rafistolés par d’habiles mécaniciens et qui sont en fait des réservoirs roulants pouvant contenir plusieurs dizaines de litres de carburant de contrebande, ces véhicules continuent de circuler avec le cortège d’accidents qu’ils occasionnent. Les trafiquants utilisent ces tricycles motorisés aménagés pour les handicapés pour camoufler la contrebande. Le phénomène du "kpayo" a connu ses débuts vers les années 1980 à cause de la crise économique qui a secoué le pays. Rappelons que l’essence au Nigeria coûte à la pompe environ trois fois moins chère qu’au Bénin. Aujourd’hui, l’usage du "kpayo" connaît une ampleur inquiétante. Dans tout le pays, cette essence de contrebande, importée illégalement, est vendue dans des bouteilles au bord des routes. Le commerce de ces produits est très rentable. Dans les localités béninoises frontalières du Nigéria, la quasi-totalité de la population vit de cette activité. Ce commerce qui procure d’énormes bénéfices, comporte en même temps de grands risques, étant donné la précarité des conditions de stockage du produit. On note ainsi de fréquents incendies aux bilans très lourds. Les cas d’Abomey-Calavi, de Kouhounou, et d’autres localités du Bénin où on a enregistré des pertes en vies humaines sont très illustratifs des dégâts de ce commerce qui n’a que trop duré au Bénin. Mais n’est-il pas temps que la population tire des leçons de ces drames qui sont légion et qui sont toujours dus au « kpayo » ? En tout cas, il s’avère impérieux d’interdire aujourd’hui ce commerce et en la matière, le ministre du commerce, Christine Ouinsavi, doit profiter des récentes baisses des prix des produits pétroliers dans les stations-service, pour mener une lutte sans merci contre ce commerce même si l’on sait que cela sera très difficile car ce commerce au noir nourrit plus d’un et même des hommes fortunés. Le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Armand Zinzindohoué, doit aussi prend son bâton de pèlerin pour supprimer une fois pour de bon ce commerce qui a fait trop de victimes.

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