L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
L’actualité politique tourne depuis quelques jours autour de la fameuse question du positionnement stratégique de la Renaissance du Bénin face au régime du Président Boni YAYI. Pour les uns, l’influence de Rosine Vieyra SOGLO dans le cadre du vote du Budget de l’Etat, exercice 2009, ne restera qu’une action ponctuelle devant marquer la rentrée politique de l’ex-première dame du Bénin. On a même pu lire ou entendre, ici et là, que la doyenne du parlement aurait affirmé, à la suite du vote, avoir été induite en erreur par le député Epiphane Quenum. Ridicule. Et pourtant dès le 31 décembre, c’est-à-dire au lendemain de cette séance plénière historique de plus 40 heures, on a vu l’honorable Rosine SOGLO, au bras de son fils Galiou SOGLO, dans la salle d’audience du Président de la République. Elle avait alors demandé (indirectement à la classe politique) de ne pas trop fatiguer le Chef de l’Etat. C’est pourquoi, pour les autres, la RB se serait déjà jetée corps et âme dans les bras du régime en place.
Les jours, les semaines, et les mois à venir permettront de voir clair dans ce repositionnement. Mais d’ores et déjà, deux observations peuvent être faites, au regard de la fissure incontestable intervenue dans la démarche du groupe. D’une part, personne ne pouvait vraiment donner cher de l’avenir de cette énième tentative de l’histoire à forts soubresauts des alliances politiques dans notre pays. D’autre part, la R.B. seule caution morale de l’intergroupe des G et F et donc du G 4 est le seul parti politique de cet ensemble à n’avoir pas participé au régime défunt (1996-2006). Cette formation politique qui apparaissait donc comme un allié naturel du nouveau régime, est peut-être aujourd’hui en train de trouver ses marques avec l’homme du changement. C’est pourquoi, dans le fond jusqu’à son éclatement définitif, le G4 sera toujours un G 3 + RB. CQFD.
Par : Vianney ASSANI