L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Après plusieurs mois d’absence, la présidente de la Renaissance du Bénin a fait son retour au sein de l’Hémicycle en fin de semaine dernière. Ainsi, à l’occasion de l’élection des représentants du parlement béninois au sein du parlement panafricain, du parlement de la CEDEAO et du comité interparlementaire de l’UEMOA, on a revu Rosine SOGLO retrouver sa place parmi les députés béninois. Il s’agissait d’une présence presque sans tambour ni trompette, c’est –à- dire fort discrète, mais qui aura été remarquable à, au moins, un titre : l’épouse de l’ancien président de la République figure parmi les dix (10) parlementaires élus pour siéger au sein des instances supranationales.
D’après les échos reçus du palais des gouverneurs, elle serait aussi à l’origine du semblant de concession accordée, mais non encore acceptée, par l’opposition non déclarée aux députés des trois groupes parlementaires de l’alliance FCBE, à savoir cinq (5) sièges sur quinze (15). Il faut rappeler que ces derniers, sur la base d’une répartition équitable des sièges, en fonction de la configuration politique, en réclamait au moins six. Au finish, l’intercession de « maman Rosine », n’aura pas empêché le groupe parlementaire G 13 (composé de 14 membres) d’avoir 4 représentants, tandis que le groupe des FCBE et alliés qui font 38 en auront cinq.
Quoi qu’il en soit, le citoyen observateur de la vie politique nationale et du jeu des acteurs parlementaires en particulier, peut se féliciter du retour de la présidente Rosine SOGLO sur la scène. Considérée comme une dame de fer, on a pu noter sur nos écrans récemment, non sans émotion, combien cette forte personnalité pouvait déborder de tendresse et d’humilité. Espérons que dans les jours et les mois à venir, ces valeurs puissent transparaître davantage dans la vie de notre Assemblée nationale.