Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Publicité

Invité sur Radio France Inter hier : Bruno Amoussou passe à côté de la plaque

Bruno Amoussou était hier, l’invité d’Afrique sur la Radio France internationale (Rfi). Face à Christophe Boisbouvier, il n’a pas pu convaincre les auditeurs de la radio du monde.

A court d’arguments, il s’est coincé dans l’étau des questions pertinentes de Boisbouvier qui semble maîtriser les problèmes du pays et les réels mobiles de la crise politique qui secoue le pays.

L’intervention hier de l’ancien président de l’Assemblée nationale du Bénin, Bruno Amoussou, sur Rfi au nom de la coalition anti-Yayi est la suite logique du séminaire que les teneurs de la classe politique se sont empressés d’organiser au cours du week-end à Abomey et Bohicon pour décider du sort du Président de la République.

Le « Dadjè national » pensait alors profiter de ce canal international pour crucifier le Président Boni Yayi en disant tout le mal qu’il pense de cet homme. L’idée aurait marché si Bruno Amoussou, face aux questions surprenantes et intéressantes de Boisbouvier, avait trouvé les arguments nécessaires et convaincants. Malheureusement, les auditeurs ont pu faire le constat de la déchéance d’un aigri politique. A titre illustratif, Christophe Boisbouvier voulait savoir concrètement ce que reprochent les leaders politiques à Boni Yayi. Sur la question, le président Amoussou est resté perplexe, rêveur avant de lâcher que « l’espoir placé en cet homme s’est débridé ».

Une affirmation discutable à bien des égards. Pour cause, le Président Boni Yayi n’a pas traîné les pas quand il a pris le pouvoir en main. En témoignent les nombreux chantiers entamés en si peu de temps et qui font d’ailleurs la fierté du peuple béninois. Si espoir il y a de la part des leaders politiques, c’est peut-être un espoir que Yayi va laisser les deniers publics être pillés. N’ayant pas prêté serment le 6 avril 2006 pour cela, il a commis le péché d’afficher les ambitions d’une gouvernance saine, d’une lutte contre la corruption et l’assainissement des finances publics.

Mensonges grotesques
La preuve du mensonge grotesque contre Yayi s’est fait remarquer lorsque Boisbouivier a demandé au président Amoussou si ce n’est pas parce que l’Assemblée nationale est devenue hostile à Boni Yayi qu’on trouve sa gestion solitaire. Làencore l’invité s’est emballé en déviant. Pour lui, l’Assemblée nationale est hostile au Chef de l’Etat parce qu’il ne la considère pas.

Il est allé plus loin pour dire que l’Assemblée nationale voudrait que ses prérogatives soient respectées sans toutefois citer des exemples qui montrent comment le Chef de l’Etat s’est interféré dans les prérogatives de l’Assemblée nationale. Le comble est venu quand Boisbouvier a voulu savoir si à l’origine des tensions dont parlent les leaders politiques hostiles à Boni Yayi, il n’y a pas eu le comportement de certains députés qui n’ont pas eu le poste qu’ils espéraient au gouvernement ou un marché intéressant qu’ils avaient auparavant ? Sur cette question, le « Dadjè national » affirme que c’est le gouvernement même qui évoque cette raison.

Pour Bruno Amoussou, le refus de certains députés de rentrer au gouvernement pose un problème fondamental autre que matériel. Il se dit persuadé que « si les questions étaient clairement définies, les mêmes qui refusaient d’aller au gouvernement pourraient accepter d’aller s’assoir à la table des conseils des ministres ». Mais il a manqué de dire de quelles actions il s’agit.

Christophe Boisbouvier sait depuis sa France natale que certains députés sont allés dans l’opposition parce qu’ils sont soumis à un contrôle fiscal ou que l’Etat leur a confisqué le marché très juteux des véhicules d’occasion.

Chris-Amos AHOLOU

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article