L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La Direction des examens et concours, sous la houlette du Ministère de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle, organise, depuis hier, à l’hôtel Village Club d’Ahémé, un séminaire sur la réduction de la durée des examens et concours. Au terme des travaux, des recommandations idoines seront faites par les participants afin d’aider les structures compétentes du secteur éducatif à réformer le système d’organisation des examens techniques et professionnels.
Par : Serge-David ZOUEME
Réfléchir sur les stratégies à développer dans le cadre du réarmement du dispositif pédagogique afin de minimiser chez les candidats les risques lors des différents examens techniques et professionnels. C’est en substance l’objectif majeur de ce séminaire-atelier initié par la Direction des examens et concours sous la houlette du Ministère de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle. Pendant deux (2) jours, les participants venus des structures éducatives telles que les ministères concernés, les directions techniques appropriées, et même les établissements d’enseignement technique et professionnel réfléchiront sur les différentes lacunes qui handicapent l’organisation normale et dans les règles de l’art des examens techniques et professionnels. En termes clairs, il sera question pour les séminaristes de mener des réflexions approfondies pouvant conduire à des résolutions et recommandations sur la réorganisation du dispositif pédagogique ainsi qu’à l’allègement du déroulement des examens techniques à deux (2) phases. A cet effet, trois (3) thèmes ont été retenus et feront l’objet de communications qui seront présentées par des inspecteurs de l’enseignement technique et cadres avérés, très impliqués dans les questions de l’enseignement technique et de l’organisation des examens techniques et professionnels. Il s’agit de : « Organisation des examens à deux phases : difficultés et perspectives », « Cap/Stag : l’expérience d’un examen à une phase » et « Pour une meilleure évaluation des examens ». Des thèmes qui permettront de déboucher sur des décisions fortes en vue de faciliter la réforme. Dans son adresse, le directeur des examens et concours, Mahougnon Kakpo, a précisé aux participants que l’intention véritable qui sous-tend l’organisation du séminaire n’est ni de s’arroger les attributions dévolues à certaines directions, ni de faire ramener forcément l’organisation des examens techniques à une seule. Mais l’intention réelle, a-t-il martelé, est de susciter la réflexion dont les conclusions permettront de réorganiser le dispositif pédagogique et d’alléger le déroulement des examens techniques et professionnels à deux phases. Il a également remercié le ministre de tutelle pour son implication personnelle pour la réussite du séminaire-atelier. Pour le directeur adjoint de cabinet du Ministère de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle qui représentait à l’occasion le ministre empêché, Kohovi Hessou, cette rencontre de réflexion doit aider les séminaristes à confirmer ou infirmer si la durée des épreuves des examens techniques correspond à une évaluation efficiente. Selon lui, il s’agit là d’une cause noble. « Vu qu’il y a de plus en plus d’exigences avec les nouvelles technologies, il nous faut nous rassurer d’une adéquation formation-emploi à travers les compétences transmises par les enseignements aux apprenants », a-t-il argumenté. Il reste persuadé qu’au terme des travaux, des propositions idoines seront faites afin de rendre le dispositif d’examen plus performant. Les travaux de ce séminaire-atelier prennent fin ce jour.
Photo : Bernard Lani Davo, ministre de l’enseignement technique et professionnel