L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Mardi dernier, le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, a procédé au lancement officiel des travaux de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale.
Et sans surprise, les députés de l’opposition parlementaire non déclarée ont boycotté cette importante cérémonie, alors que ce projet est lancé en leur faveur. S’il venait à être concrétisé, c’est à leur avantage et non à celui du Président de la République, encore moins pour ses ministres.
L’entreprise en charge des travaux a 20 mois pour livrer ce joyau. Les députés de la cinquième législature ont encore la possibilité d’y travailler avant la fin de leur mandat. Chacun d’eux aura d’ailleurs son propre bureau, contrairement à l’ancien siège où seuls les présidents de groupes parlementaires et de commissions ont droit à un bureau. Comme nous le disions hier, c’est un cadeau de fin d’année que le Chef de l’Etat vient de leur donner.
Ils devraient donc le prendre à deux mains pour l’encourager à mieux faire. Faire des calculs politiciens en boycottant la cérémonie de lancement des travaux, c’est faire preuve de jalousie. Il n’est pas dit que tous les députés doivent parler nécessairement le même langage politique, mais quand l’intérêt des populations est en jeu, ils doivent taire leurs divergences.
La politique de la chaise vide qu’ils ont pratiquée mardi dernier est simplement la preuve qu’ils sont contre la réhabilitation de la ville de Porto-Novo, car pour aucune raison, ils ne devraient agir ainsi. De toutes les façons, malgré leur absence injustifiée, le projet a été lancé.
D’ici 2010 au plus grand tard, la capitale politique et administrative du Bénin va changer de visage. Et c’est à l’actif du gouvernement du changement. N’en déplaise aux détracteurs du régime qui voient du noir partout.
Léonce HOUNGBADJI