L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le Centre d’Etudes, de formation et de recherches en développement (Ceferd) de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion (Faseg) a abrité hier mercredi 29 octobre 2008 un atelier de réflexion sur la gestion et la valorisation des déchets d’équipement électroniques et informatiques en Afrique de l’Ouest.
C’est le professeur Fulbert Amoussouga qui a lancé les travaux.
Gestion et valorisation des déchets d’équipement électroniques et informatiques en Afrique de l’Ouest. Les universitaires de l’espace Uemoa s’y penche. Un projet dans le domaine verra bientôt le jour dans trois pays de l’espace à savoir le Sénégal, le Mali et bien entendu le Bénin.
En vue de réussir la mission et les objectifs de ce projet qui serra étalé sur 24 mois dans ces pays, les universitaires de ces trois pays se sont retrouvés à Cotonou dans la journée d’hier autour d’un atelier pour penser à la stratégie à mettre sur place pour cette mission. C’est le doyen de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion (Faseg), Fulbert Géro Amoussouga qui a procédé au lancement officiel des assises de Cotonou.
Il avait pour la circonstance à ses côtés le directeur de l’Institut de Science de l’Environnement de la Faculté des sciences de l’Université Cheikh Anta Diop du Sénégal, Cheikh Diop et le chef département sociologie, Lamine N’Diayé. L’université du Mali n’était pas absence de la rencontre. Il en est de même pour les autorités administratives du pays hôte.
Le professeur Amoussouga dans son speech a informé les participants sur le contenu du futur projet, la mission de chaque université selon le cahier de charge et le résultat attendu. Pour M. Amouussouga, comme déchet électronique et informatique, il s’agit des épaves d’ordinateurs et de ses accessoires, des appareils électroménagers ou des appareils utilisant l’énergie électroniques mais dont le fonctionnement est interrompu pour raison de défectuosité d’une de ses pièces.
Dans ces conditions, ces appareils sont jetés à l’air libre, dans des magasins ou dépotoirs parce qu’ils ne sont plus usuels. Cette pratique est nocif pour l’homme et son environnement car, explique Fulbert Géro Amouussouga ces déchets contiennent en eux des substances chimiques dangereuses pour la santé de l’homme et de son environnement. Pire, l’Afrique de tout temps et de tout lieu est considéré comme le grand dépôt des appareils caduques des pays du nord ou de ceux de l’Asie du Sud-est.
Comment désormais limiter ces épaves qui atterrissent sur le continent et surtout dans l’espace Uemoa, telle est la nouvelle ambition des universitaires des trois pays. Mais avant, les participants réfléchissent sur la stratégie à mettre sur pied pour rendre opérationnel le projet. Il s’agira d’abord pour les universitaires de faire l’état des lieux des déchets solides électroniques et informatiques.
Ensuite de s’enquérir de l’expérience dans la gestion de ces déchets par certaines structures ou instituts universitaires ou simplement par la population. Enfin viendra la mise sur orbite des actions du projet piloté par le Centre d’Etude, de formation et de recherche en développement (Cefred).
La démarche conduira aussi à renforcer l’arsenal juridique qui réglemente l’exportation des déchets solides dans chacun des pays ayant accepté le projet.
Casimir Kpédjo