L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Hier, les députés ont été conviés à la cérémonie d’ouverture officielle de la 2ème session ordinaire de l’année 2008 au palais des gouverneurs à Porto-Novo.
Mais, une fois de plus, les députés du bloc G4, G13 et Force clé ont choisi de boycotter cette cérémonie d’ouverture. Ce faisant, c’est l’image du Bénin qui prend ainsi un coup au plan international.
Les députés regroupés au sein du bloc G4, G13 et Force clé ont encore fait parler d’eux hier, en empêchant l’ouverture solennelle de la 2ème session ordinaire de l’année 2008. En effet, sur 83 députés, seuls 32 ont répondu présents à la vérification du quorum par le président Mathurin Nago.
Appliquant l’article 85 de la Constitution du Bénin, le président Nago a simplement renvoyé l’ouverture de cette session à vendredi prochain.
Il faut dire que c’est vers 11h15 que le président de l’Assemblée a fait son entrée à l’hémicycle. Là, attendaient plusieurs personnalités : les diplomates accrédités au Bénin, les présidents des institutions de la République, les têtes couronnées et autres invités de marque.
C’est devant eux, que le président Mathurin Nago a fait le constat amer de l’absence de ses collègues du G4, G13 et Force clé ; leurs sièges étant restés désespérément vides jusqu’à ce que le président Nago renvoie l’ouverture de la session au 31 octobre 2008. Le spectacle est triste, surtout que tout ceci se passait devant les diplomates des pays étrangers près le Bénin.
Une fois de plus, les "G" ont mis le pays en spectacle devant le monde entier, qui suit tout ce qui s’y passe. Mais le Bénin mérite- t- il toutes ces intrigues politiques qui ne font que ternir davantage son image ? Rappelons que ces députés ne sont pas à leur premier coup. Ils ont déjà posé le même acte à l’ouverture de la 1ère session ordinaire en avril passé.
C’est le seul moyen de protestation qu’ils ont trouvé, disent certains d’entre eux, pour marquer leur désapprobation face à certaines situations qui prévalent au parlement et dans le pays. Mais est-ce que c’est en pratiquant la politique de la chaise vide, en refusant le dialogue et surtout en empêchant le parlement de fonctionner correctement que les problèmes du Bénin trouveront des solutions durables ?
Plus d’un an après son installation quel bilan la 5ème législature va-t-elle défendre à cette allure où les travaux piétinent ? Certains députés, forts d’une majorité de circonstance, empêchent les autres de travailler.
C’est une attitude curieuse pour des gens qui, chaque fois, prétendent oeuvrer pour la préservation des acquis de la démocratie et des intérêts des populations. Le jour où les représentants de l’Assemblée nationale dans les parlements régionaux et à la Haute Cour de justice seront désignés, que trouveront encore ces députés des "G" pour empêcher le fonctionnement normal de l’institution ?
Jusqu’à quand cela va-t- il durer ? Bien malin qui le saura.
Justin Gbèmènou