L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La surprise était désagréable hier quand la plupart des Béninois ont constaté que les honorables députés Valentin Houdé et Léon Comlan Ahossi ont pratiqué la politique de la chaise vide lors de la cérémonie de passation de service.
Aux dernières nouvelles, on apprend que leur groupe politique leur avait donné des consignes fermes pour opposer une fin de non recevoir à l’offre du Chef de l’Etat. Dans ces conditions, beaucoup se demandent ce que doit désormais faire le Président Boni Yayi.
Le refus de prendre service sous prétexte que des conditions ne sont pas remplies apparaît comme un affront non seulement au Chef de l’Etat mais surtout à l’autorité de l’Etat qui est un principe cher au premier magistrat du pays. C’est une façon pure et simple de rabaisser la fonction ministérielle. Dans ces conditions, il n’est plus question de composer avec de telles figures.
On se rappelle encore les volte-faces et autres tractations qui ont précédé la formation du nouveau gouvernement. Tel un père réconciliateur, le Président Boni Yayi a accepté des conciliabules et certaines conditions au nom de la paix et le développement de la nation. Mais que certaines personnalités arrivent à le défier en versant à terre l’autorité de l’Etat cela ne peut qu’être perçu comme un manque de respect à l’égard de la nation.
Il revient alors au Président de la République de prendre ses responsabilités pour confirmer son autorité et celle de l’Etat, des valeurs qui lui ont toujours ont été cardinales.
Cécil Ahouélété ADJEVI