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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Vie des partis politiques : Duel fratricide au MADEP

Les militants du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) seront en congrès ordinaire en novembre 2008. Pour le moment, c’est la succession à la tête du parti qui divise les militants. Deux camps s’opposent : celui de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Antoine Kolawolé Idji et celui de François Abiola. Une guerre fratricide des leaders qui risquent de porter un coup à la vie du parti.

Par : Barnabé HOUNKANRIN

Ça grouille entre les militants du Mouvement Africain pour la Démocratie et le Progrès (Madep). Les responsables du parti de l’honorable Séfou Fagbohoun n’accordent pas leurs violons quant à la désignation du nouveau responsable à la tête du parti. En effet, le Madep projette pour le mois de novembre prochain, un congrès ordinaire qui aboutira à la désignation du nouveau Leader du parti. Et pour cela, deux camps se sont déjà formés sur le terrain. D’un côté, les conservateurs qui veulent maintenir le parti dans l’opposition aux actions du gouvernement et de l’autre, les réformistes qui entendent donner du sang neuf au parti, afin de préparer les élections de 2011. En effet, les conservateurs, ce sont ceux qui veulent voir l’ancien président de l’Assemblé nationale, l’honorable Antoine Kolawolé Idji, devenir le nouveau patron du parti en novembre prochain. Il s’agit de l’homme qui a actuellement la dent dure contre le pouvoir dans ses critiques acerbes de certains faits politiques du pays. Il n’a nullement envie que son parti se désolidarise du G4 pour se joindre à la mouvance présidentielle. Sur le terrain, une sensibilisation des militants du parti s’observent déjà, pour les rallier à la cause du vice-président du parti, l’ancien ministre des affaires étrangères, Kolawolé Idji. Mais de l’autre côté, ce sont les réformistes. Ceux qui partagent l’idée selon laquelle il faut répondre à l’appel du pouvoir, en donnant du sang neuf au parti à travers la personne du député François Abiola. Ce groupe se dit ouvert au dialogue avec le pouvoir, afin de trouver les voies et moyens de sortir le parti de sa position actuelle. Qu’il vous souvienne que certaines rumeurs avaient circulé, faisant état de ce que François Abiola, le chef de file des réformistes, pourrait aller au gouvernement d’ouverture du Chef de l’Etat. Dans ce combat fratricide, le mot de l’actuel leader du parti, El Hadj Séfou Fagbohoun, sera très déterminant. On se souvient que cet homme est tiraillé, après son retour de prison, entre la mouvance et le G4 auquel son parti s’est allié. Dans tous les cas, l’avis de Séfou Fagbohoun par rapport à la main tendue du Chef de l’Etat contribuera à déterminer pour lequel des deux il roule. Deux cas de figure s’imposent donc : soit, Fagbohoun accepte d’envoyer son parti au gouvernement et se retrouve ainsi dans le camp de l’honorable Abiola, soit, il décide de maintenir son parti dans le G4 et donc, du côté du vice-président du parti. Pour l’instant, l’homme dont la décision servira à taire les dissensions entre les militants, observe un silence absolu, ce qui permet aux prétendants d’animer le débat au sein des militants. Ce débat agité aujourd’hui au sein des militants du parti, nuit considérablement au parti. Ce duel nuit à la cohésion Madep dont les membres sont actuellement divisés pour une guerre des intérêts.

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